ODISEA 2010
4 jovenes recorriendo Sudamérica


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En route vers Caracas

 

Le passage de la frontière, vers 12h, est très stressant. Il n'y a pas de bus et seuls les vendeurs de rue proposent des services de taxis en commun jusqu'à Maracaibo, la grande ville la plus proche. Il fait une chaleur horrible, je dois payer en avance, on me promet un beau taxi et on finit dans un taco misérable, attendons 1h d'autres possibles passagers, laissons nos gros sacs au chauffeur peu bavard pendant les démarches aux frontières, tout en croisant les doigts pour que rien ne nous arrive si près du but !

 

Le Vénézuela n'a pas grand chose à voir avec son voisin. Les voitures sont dans un état lamentable, il y a des postes de contrôle tous les 10km et les gens sont un peu sur la défensive. Le taxi conduit comme un fou mais bon, il doit avoir l'habitude. À quelques km de Maracaibo cependant, le moteur nous lâche et notre chauffeur s'en va furieux sans rien dire ! Il revient 20min plus tard et nous annonce que personne ne peut nous aider et qu'il doit ammener son taco au garage. Il arrette ensuite un bus sur la route, nous paie le ticket et nous fait monter à bord avec tous les bagages. Le bus est moche, rempli d'hommes qui nous regardent d'un drôle d'air (aucun n'inspire la confiance). Finalement, nous arrivons vers 18h à Maracaibo et prenons le premier bus pour Coro, une petite ville coloniale sur la route de Caracas, où nous comptons nous reposer quelques jours. Arrivée vers 22h, après 18h de voyage depuis Cabo de la Vela, nous ne faisons pas long feu !

 

 

La ville est agréable et charmante. Nous resterons 2 jours pour nous reposer, préparer le départ et vivre un peu la vie vénézuélienne. On apprend des choses assez drôles ici, comme par exemple que le cours du Bolivar (monnaie locale) est manipulé et artificiellement trop élevé, et qu'il existe un marché noir pour acheter des devises locales 2 fois moins cher qu'au taux officiel. Autre fait intéréssant, le Vénézuela a récemment décidé de ne pas se caler sur un horaire fixe et a 30min de différence avec la Colombie.

 

 

Le 18 juillet au matin, nous quittons donc Coro pour rejoindre Caracas. Nous arrivons sans embuches en milieu d'après-midi et partons directement pour l'aéroport, histoire de ne pas se stresser d'avantage. On nous "invente" 2 taxes de 60 euros chacun avant d'embarquer, et nous sommes ensuite invités à une séance de rayons X pour vérifier nos bagages, nos intestins et tout autre endroit où il est possible de cacher de la drogue. Nous venons de la Colombie et allons au Mexique, ce qui est très suspect parait-il.

 

Ainsi se termine notre long voyage en Amérique du Sud. Nous allons maintenant passer quelques semaines au Mexique avec la famille de Martha avant de revenir en France. Partout où nous sommes passés, les gens nous ont accueillis avec une confiance et une curiosité incroyable. Nous avons beaucoup appris sur l'histoire de ce continent mais aussi sur les conditions actuelles de vie, pas toujours très équitables. Partout, les gens nous ont parlé de corruption et changement climatique, peut-être les deux plus grands problèmes actuels du continent. Mais ils ont tous beaucoup d'espoir et croient en leurs ressources (minéraux, biodiversité, microclimats etc.) pour surmonter n'importe quel défi.

 

Nous remercions de tout coeur les familles qui nous ont hébergés, notament Erwan et Mathieu à Buenos Aires, la famille Zoppi de Córdoba et la famille Machicao Bancovik de La Paz, qui restent unes des meilleures expériences de ce voyage. Un grand merci aussi à tous nos compagnons de voyage, que ce soit pour quelques mois (Ludo et Vanessa), quelques semaines (Elsa et Julien, l'équipe du Cidep) ou quelques jours... Et bien sur merci aux lecteurs de ce blog, qui j'espère furent nombreux et intéréssés ! Merci pour tous les commentaires que nous avons lus avec attention. Cela nous a donné beaucoup de motivation pour continuer le blog jusqu'au bout !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Romain et Martha



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Publié à 17:00, le 18/07/2010, Coro
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La péninsule de La Guajira

 

La pointe Nord de l'Amérique du Sud. Nous y voilà, 7 mois après avoir exploré la pointe Sud du continent ! Tant de kilomètres parcourus en bus pour arriver jusque là ... D'ailleurs la route qui mène à la bourgade de Cabo de la Vela est tout sauf agréable. La péninsule de la Guajira est une étendue désertique en pleine mer des Caraïbes, territoire incontesté et protégé des Wayúus, peuple aborigène qui ne porte aucune importance à la frontière Colombo-vénézuélienne qui divise la péninsule. Grâce aux dures conditions climatiques, ce peuple à en effet résisté à la colonisation et continue de reigner sur son territoire, avec ses coutûmes et sa langue millénaires. La seule chose qui a changé ici, c'est surement l'arrivée du tourisme "durable" il y a quelques années, pour le bonheur de tous !

 

 

Après quelques heures de Jeep Tape-Cul en plein désert, nous arrivons donc à Cabo de la Vela, un village de pêche Wayúu entouré de paysages magnifiques. Ici les "écolodges" proposent des hamacs en bord de mer et des chambres toutes simples. Nous obtons pour les hamacs, installons nos affaires et nous jetons directement à la mer ! Après une petite sieste, nous partons visiter les alentours et ateignons le phare, d'où nous admirons le coucher de soleil, un des derniers du voyage. Une fois rentrés au village, nous dinons un très bon poisson fraichement pêché, au bord de la plage, tranquille. On sent alors que le voyage touche à sa fin.

 

 

Malheureusement, nous ne pourrons pas rester une journée de plus car il faut se rapprocher de Caracas. Les transports repartent uniquement à 4h du matin et nous n'avons comme option que dormir quelques heures et continuer notre route vers le Venezuela.

 

 



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Publié à 17:00, le 15/07/2010 dans Colombie, Cabo de La Vela
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La belle Cartagena

 

Après quelques heures de bus (avec la clim heureusement !), nous arrivons à la gare routière de Cartagena juste avant la seconde mi-temps de la finale Hollande-Espagne, une bonne raison pour se pauser devant un bon jus de fruits tropicaux et la télé.

 

Passés les cris de joie des colombiens voyant l'Espagne emporter le titre, nous nous dirigeons vers le centre historique de Cartagena, qui fut l'un des plus grands ports coloniaux du royaume d'Espagne, d'où partaient des quantités impressionnantes de métaux et pierres précieuses. La cité devint rapidement une forteresse bien protégée et fut sans cesse attaquée par les pirates. Cela donne quelques chose qui ressemble à Saint-Malo version coloniale (beaucoup plus de bois et de couleurs).

 

 

Nous logerons chez l'habitant, dans une famille très sympathique, recommendée par un passant dans la rue ! Le lendemain de notre arrivée, nous partons visiter la ville. Effectivement, les rues sont animées, colorées et très jolies. On y vend des quantités de fruits en salade, en jus, glace ou milkshake, des bijoux d'émeraudes, des souvenirs et artisanat de qualité etc... Cela donne à la ville un charme particulier et un caractère fort.

 

Mardi 13 août, qui initialement devait être notre dernier jour de voyage, nous partons en tour organisé pour découvrir les îles de Rosario, un archipel très charmant à quelques km de là. Un peu fatigués par le coté "tous en ligne ne poussez pas il y en aura pour tout le monde" du tour, nous passons cependant la plupart du temps à écrire notre journal de bord ! Nous nous offrirons tout de même un très agréable bain de mer sur une plage paradisiaque après avoir déjeuné un poisson tout frais. L'eau est presque plus chaude que l'air ambiant, c'est incroyable !

 

 

La nuit même, nous partons donc vers la frontière Colombo-Vénézuélienne, avec comme escale prévue la péninsule de la Guajira, le territoire le plus au nord du continent !

 



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Publié à 05:00, le 13/07/2010 dans Colombie, Cartagena
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Le parc Tayrona

 

Quelle chaleur en sortant du bus ! Mais le pire, ce ne sont ni les 32ºC à 9h du matin, ni les 40 minutes de marche avec tous les sacs qui nous séparent du camping, mais bien l'humidité ambiante, qui nous font suer à grosses goutes dès les premiers instants. Fini les Andes et son climat tempéré, nous voilà à l'entrée du parc Tayrona, sur la côte caraïbe, un des endroits les plus chauds et humides du pays.

La zone ouest du parc est la plus visitée et la plus riche en jungle et biodiversité. Nous plantons la tente dans un camping paradisiaque et presque vide tout en faisant connaissance avec les tenants des lieux, très aimables. Ciel bleu, plage, palmiers, eau à température ambiante... Notre planning ne sera pas trop chargé et pendant quelques jours nous nous contenterons de petites marches dans le parc avec arrêt obligé pour se rafraichir sur les plus belles plages.

 

 

Le deuxième jour, nous décidons cependant de retourner en ville pour acheter nos billets de retour vers le Mexique (il est impossible de passer de la Colombie au Panama par voie terrestre). Après quelques heures de recherche, nous finissons par trouver quelque chose de convenable au départ de Caracas et non Cartagena ! Nous repoussons donc notre départ au 18 Juillet et décidons de passer quelques jours au Venezuela !

 

 

Le 12 juillet, nous quittons les lieux pour aller découvrir la ville forteresse de Cartagena, un peu plus à l'ouest. Ce devait être notre dernière étape avant le grand départ !



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Publié à 13:00, le 10/07/2010 dans Colombie, Parque Tayrona
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Point de passage

 

Barichara

 



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Publié à 04:00, le 8/07/2010 dans Colombie, Barichara
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Les villages coloniaux de Villa de Leyva et Barichara

 

Nous arrivons sous la pluie dans le joli village colonial de Villa de Leyva, à 5h au nord de Bogotá. Ici toutes les maisons sont blanches et vertes, les rues pavées et les toits en tuile. Nous avons de la chance car les Bogotanos envahissent la ville le weekend et en ce dimanche soir, ils sont tous sur le départ. Par contre il fait déjà nuit car nous avons pris du retard sur la route : des militaires nous ont arrêté pour un contrôle d'identité et un visonnage d'une vidéo pour célébrer l'anniversaire de l'opération "parfaite" Jaque, qui permit la libération d' Ingrid Bettencourt il y a deux ans.

 

Heureusement, la pluie se calme rapidement et nous partons en recherche d'un camping près du centre. Une fois installé, nous faisons la connaissance d'une sympathique bande d'artisants-voyageurs colombiens et partons faire un tour en ville. Nous sommes à 1000m d'altitude et sentons qu'il fait bien meilleur qu'à Bogotá ! C'est d'ailleurs la dernière fois que nous descendons la cordillère des Andes.

 

 

Le lendemain, nous passons la journée à visiter les environs. Notre première escale nous amène au musée du fossil. Il y a des millions d'années, toute la région était située sous l'océan et des quantités impressionnantes de fossils sont enfouis dans le sol. On trouve entre autres dans le musée un fossil de Chronosaure de plus de 8m et d'environ 120 millions d'années ! Mais on ne remarque pas seulement les fossils au musée, la plupart des murs de la ville en contiennent et servent de décoration ! Nous partons ensuite visiter un site archéologique Muisca : la première partie est une sorte de calendrier en plein air et la seconde un champ remplit de pierres taillées et levées en hommage à la fertilité. Le site fut appelé par les espagnols "el infiernito" (le petit enfer) et en partie détruit... Enfin, nous partons à la découverte d'une maison en terre qui nous rappelle fortement les constructions écologiques d'El Bolsón en Argentine, à la différence que la structure est en acier et béton et le toit en terre cuite par l'extérieur. En construction depuis 15 ans et toujours pas terminée, cette bâtisse est vraiment originale ! L'architecture est tout sauf carrée et il n'y a presqu'aucune porte intérieure. La lumière naturelle s'infiltre un peu partout mais alors qu'une grosse averse nous tombe dessus, nous découvrons aussi les quelques problèmes d'étanchéité du bâtiment, qui nécéssite déjà des rénovations. Bref c'est très joli et impressionnant mais on se demande quand est ce que les travaux finiront !

 

 

Le jour suivant, nous partons admirer la ville depuis ses hauteurs avant de nous poser dans un restaurant familial devant d'excellentes arepas et la demi-finale Hollande-Uruguay. La soirée passe rapidement et le lendemain très tôt nous prenons 3 ou 4 bus qui nous emmène en plus de 6 heures dans le village tout aussi colonial et pittoresque de Barichara. Là, nous dégusterons la spécialité locale, les hormigas culonas (sorte de grosses fourmis grillées) tout en regardant la seconde demi-finale. Nous nous balladerons ensuite tranquillement en admirant le paysage et terminerons l'après-midi devant un bon café et une oblea au fromage et arequipe (confiture de lait ?). Nous quittons ensuite la cordillère des Andes pour rejoindre de nuit la côte des Caraïbes, près de Santa Marta.



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Publié à 04:00, le 7/07/2010 dans Colombie, Villa De Leyva
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Les multiples facettes de Bogotá

 

Bogotá, la capitale colombienne, est elle aussi perchée assez haut dans les andes (2600 m). Il fait d'ailleurs un peu frais à notre arrivée en cette matinée du 1er Juillet. La métropole n'est pas des plus jolies, mais la vie culturelle et nocturne y sont très développées.

 

Après notre installation, nous filons d'ailleurs directement au musée de Botero, le célèbre peintre colombien (qui n'a jamais vu ses oeuvres caractérisées par les bonnes formes de ses personnages ?). Nous en profiterons pour visiter au même endroit (c'est pratique) le musée d'art moderne, le musée de la monnaie et celui des instruments de musique ! Il est déjà 17h quand nous sortons et retrouvons Jorge, un ami colombien qui travaille à Paris mais rend visite à sa famille pour quelques semaines ici ! Les retrouvailles se font autour d'un bon café avant de visiter de nuit le vieux centre et nous préparer pour aller découvrir les beaux quartiers du nord de la ville. La bas, changement complet de décor, plus de mendiants, plus de voitures ou maisons délabrées : on est en plein milieu de la Jet Set et pour le même service que dans le centre, chaque boisson ou bout de pizza coûte le triple. Mais il faut tout de mëme avouer qu'on s'y sent beaucoup plus en sécurité...

 

 

Le lendemain, après une bonne grasse matinée, nous déjeunons le typique café + buñuelo avant de nous rendre au "musée de l'or", surement le meilleur musée de la ville ! Du Pérou jusqu'en colombie, les civilisations préhispaniques savaient très bien récupérer l'or du sous sol et le travailler pour en faire des objets très symboliques tous aussi magnifiques les uns que les autres. Nous y apprenons aussi beaucoup sur les anciennes cultures colombiennes, qui furent très nombreuses et diverses car non assimilées par les incas. Nous passerons toute l'après midi dans cet excellent musée avant de partir à nouveau vers le nord pour saluer les parents de Jorge, que je n'avais pas vu depuis leur venue à Rouen il y a 2 ans. Nous terminerons la soirée avec Jorge et ses amis dans le fameux "Andrés Carne de Res" (andré viande de boeuf...), parait-il la meilleure boite de Bogotá (et la plus chic) ! Effectivement ça envoie la dedans ! Une déco d'enfer, 5 étages à ambiances différentes et mélange de zones restaurants et pistes de danse... La nuit est passée très vite !

 

 

Nous passerons notre dernier jour à Bogotá à visiter les quelques miradors de la ville et le centre historique. Particulièrement intéressant, nous terminons par le musée de la police, qui entre autre explique comment elle lutte contre le trafic de drogue et comment ils tuèrent le fameux traficant Pablo Escobar il y a quelques années.

 

Nous partons maintenant vers les caraïbes ! Avec 2 escales prévues : Villa de Leyva et Barichara.

 

 



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Publié à 17:00, le 3/07/2010 dans Colombie, Bogotá
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La région du café

 

Notre prochaine étape se situe en plein coeur du département de Quidío, la région du café colombien. Salento est un joli petit village de 4000 habitants situé au milieu de paysages magnifiques et moultes plantations de café bio. C'est un peu touristique mais l'ambiance est agréable et les autochtones très aimables. Nous sommes tout d'abord surpris par la beauté du centre ville, avec ses maisons très colorées. Ensuite, c'est bouches bées que nous marchons toute la journée dans la vallée du Cocora, domaine des plus hauts palmiers du monde (jusqu'à 60m !). Le soir, c'est un vrai plaisir de boire un excellent café en jouant au billard français, très populaire en Colombie.

 

 

Le deuxième jour, après avoir sévèrement infecté deux ordis avec les virus de notre clé USB, nous lui faisons un nettoyage complet et partons ensuite visiter une plantation de café et suivrons avec grand intérêt les explications du petit fils de Don Elias, expert en la matière ! Ici, on cultive deux variétés (café arabica et colombien) de manière bio, tout en plantant des espèces complémentaires et protectrices au même endroit, comme le bananier. La récolte se fait deux fois par an. Un caféier produit environ 5kg de graines de café par an, ce qui équivaut à environ 2kg de café moulu. L'exploitation de Don Élias possède environ mille plantes, c'est donc une petite exploitation, mais qui produit un café de qualité ! La dégustation en fin de visite nous le prouvera ! Malheureusement pour les colombiens, la fédération nationnale de café possède le monopole et préfère depuis longtemps exporter le meilleur café pour ne laisser aux colombiens que le café de qualité moyenne ou basse. Il y a même des années où l'on peut seulement boire du café équatorien en Colombie ! Bref ce n'est pas si facile de boire un bon café dans le pays, à part ici dans le Quidío...

 

 

Nous nous dirigeons ensuite vers Bogotá, capitale de la ville, pour quelques jours de visite en compagnie de notre ami Jorge.



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Publié à 23:00, le 30/06/2010 dans Colombie, Salento
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La Chaleur de Cali

 

La Colombie est surement LE pays de la salsa, et Cali, 3ième ville du pays, en est sans conteste la capitale. Nous arrivons un peu fatigués le samedi soir mais très motivés pour répéter nos pas de salsa dans un des nombreux bars dansants de la ville ! Ici il fait très chaud et humide, à 900m d'altitude et proche de la côte pacifique.

 

Tout commence très bien car nous atterissons dans un hostal très agréable dans le centre historique, tenu par un jeune colombien vraiment très accueillant, Léonardo, qui se fera un plaisir de nous offrir son meilleur café pour faire connaissance. Après l'ascension de la colline du quartier pour voir le coucher de soleil, nous nous préparons pour sortir. Une fois dans le bar (qui n'accepte que les couples d'ailleurs), nous sommes tout d'abord impressionnés par le talent des colombiens et devrons nous armer de courage pour oser danser à coté. Mais finalement, c'est le rythme de la musique qui finit par gagner et nous danserons pendant quelques heures tout en lançant quelques coups d'oeil pour en apprendre un peu plus !

 

 

Le lendemain, dimanche, tout est fermé et comme nous le propose Léonardo, le mieux est de faire comme les familles, aller au parc, boire des Cholados (sorte de mix de fruits gelés, typique du coin) et aller à la fête foraine. Le soir, nous cuisinons avec Léonardo et parlons un peu de l'actualité du pays, notamment duu narcotrafic. Contrairement à l'image qu'on lui donne, les choses ont beaucoup changé depuis l'élection d'Alvaro Uribe qui, avec une politique ferme et sans états d'âme (il aurait annoncé pendant sa campagne "Nous les tuerons tous", ce qui a beaucoup plu), a mené la vie dure aux grands cartels de drogue pendant plus de 4 ans, aidés par les États-Unis. L'un des plus important était d'ailleurs celui de Cali. Aujourd'hui, les colombiens ne vivent plus dans la peur et peuvent enfin profiter de leur pays comme jamais, tout comme les étrangers. Cela explique aussi leur très bon accueil. Léonardo nous proposera ensuite un excellent film colombien, qui se passe à Cali pendant cette époque difficile.

 

Le lendemain matin, nous faisons nos adieux et restons très agréablement surpris par cette première expérience d'hébergement en Colombie.



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Publié à 01:00, le 27/06/2010 dans Colombie, Cali
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La ville blanche de Popayán

 

Nous arrivons à Ipiales vers midi, ville frontière et seul passage conseillé pour passer d'Équateur en Colombie. Depuis quelques jours, la colombie a un nouveau président et les récentes manifestations ont eu pour conséquence d'augmenter la présence militaire sur les routes, pourtant déjà très forte. Nous sommes donc (bien) accueillis par de nombreux postes-contrôle le long de la route et peu pressés de rester, prenons un bus de nuit vers Popayán, la "ville blanche".

 

La ville est vraiment charmante ! Tout le centre ville est construit de la même façon, maisons coloniales de tuiles et murs blancs qui nous imposent le port des lunettes de soleil ! Arrivant de bon matin, nous nous précipitons dans un petit café de quartier pour déguster un très bon café colombien accompagné d'un pan de bono, une sorte de pain au goût de fromage, et d'un grand verre de champús, un cocktail à base de maïs et de lulo, un des nombreux fruits tropicaux que possède le pays. Nous nous amusons toute la matinée à nous ballader dans les rues et à goûter à toutes les spécialités du coin jusqu'à ne plus rien pouvoir manger !

 

 

Nous sommes aussi frappés par l'amabilité et la curiosité des colombiens que nous croisons, tous contents de pouvoir nous aider avec leur meilleur sourire ! Le midi, nous quittons la ville andine pour la chaleur de Cali.



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Publié à 03:00, le 26/06/2010 dans Colombie, Popayán
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Inti Raymi à Otavalo

 

Otavalo, au nord de l'Équateur, est un vrai cas d'étude. De tous les endroits que nous avons visité, c'est bien le seul où l'on sent que les indigènes sont bien intégrés et ne sont pas plus pauvres que monsieur tout le monde, au contraire. C'est surement dû à sa culture commerçante, et cela bien avant l'arrivée des espagnols. En effet, tous les peuples de la côte, la jungle et les montagnes se réunissaient ici pour commercer. Aujourd'hui, on y vend beaucoup d'artisanat et les villages des alentours se sont spécialisés, comme Cotacachi, la "capitale du cuir". Ici, le job le plus commun est d'acheter ou produire de l'artisanat dans tout le continent sudaméricain et le revendre au prix fort aux États-Unis.

 

 

Après avoir trouvé un camping tout confort, nous apprécions nous ballader dans les rues animées du centre car l'atmosphère est beaucoup plus détendue qu'à Quito. C'est aussi ici, à la frontière de l'ancien empire inca, que nous fêterons avec les habitants l'Inti Raymi ou la fête du soleil, évênement le plus important du calendrier inca. De notre arrivée à notre départ vers la Colombie, nous assiterons à plusieurs jolis spectacles et défilés. Le premier jour, nous décidons de découvrir les marchés de la ville et nous nous emmerveillons devant quelques articles facilement négociables.

 

 

Nous irons aussi découvrir en quelques heures de marche les paysages aux alentours, notamment le magnifique lac de Cuicocha (lac du cochon d'inde). De passage à Cotacachi, avec la ferme intention de ne rien acheter (on a déjà rempli nos sacs à Otavalo), nous admirons les bottes, sacs, vestes et autres porte-monnaies en cuir à des prix imbattables. La aussi, après une longue hésitation, nous finissons par céder et repartons avec 2 belles vestes ! Un dernier passage devant les spectacles de l'Inti Raymi et nous faisons nos sacs pour partir le lendemain vers la Colombie, dernière étape de notre Odysée !

 



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Publié à 02:00, le 24/06/2010 dans Equateur, Otavalo
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Quito, Latitude 0

 

Tous les touristes que nous avons rencontré qui sont passés par Quito ont eu des problèmes de vols et agressions, sans exception aucune. On nous a toujours dit  "Quito est jolie, mais vraiment dangereuse. On ne peut même pas faire 100m la nuit sans prendre un taxi". Un peu préparés psycologiquement, nous arrivons donc dans cette capitale plutôt charmante avec l'idée d'y rester très peu de temps.

 

Grace aux recommandations d'un voyageur rencontré à Máncora, nous avons une super adresse d'hotel dans le centre (propriétaire très accueillant et prix minis) et un programme tout tracé de 2 jours de visite ! La ville, impressionnante, s'étire sur plus de 60km entre les montagnes des Andes. Le centre historique est surprenant de beauté, entre ses bâtisses coloniales et belles églises à chaque coin de rue, et nous nous y balladons jusqu'à la nuit tombée sans vraiment se sentir en danger.

 

 

Le lendemain, 21 Juin, nous partons pour le sympathique et touristique parc de la Mitad del Mundo (moitié du monde), où après quelques mois de voyage nous retrouvons l'hémisphère Nord à midi pile ! J'èsperais m'y trouver avec le soleil en plein zénith mais pas de bol, cela arrive seulement aux équinoxes, le 21 Mars et 21 Septembre ! Le 21 Juin, il faut se trouver au tropique du Cancer et le 21 Décembre, au tropique du Capricorne. Bref, c'est tout de même intéressant. On y apprend aussi que la région a servi à une équipe française au XVIIIème siècle de déterminer la forme de la terre (pas tout à fait ronde) et mis au point la mesure du mètre.

 

 

De retour en ville en fin d'après midi, nous retrouvons par hasard Anthony et Gaëlle, avec qui nous avions fait la fête à Baños. Mais il faut avouer qu'ensuite, nous sommes plus motivés par une soirée cuisine-plateau repas-film que quelconque autre sortie touristique... Et comme le ciel n'a toujours pas décidé de se dégager, nous décidons de ne pas nous rendre aux fameux miradors de la ville et partons pour le nord du pays (otavalo) le jour suivant avec, par chance peut être, aucun problème de vol ou agression.



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Publié à 03:00, le 21/06/2010 dans Equateur, San Francisco de Quito
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La région de Cotopaxi

 

Nous continuons notre route vers le nord et arrivons en quelques heures dans les beaux paysages andins de Quilotoa. Le circuit que nous voulons faire en quelques jours passe par de petits villages quechuas qui en plus de cultiver la terre propose de l'artisanat de très bonne qualité, comme les peintures de Tigua. Les gens sont accueillants et une fois arrivés à Quilotoa, un village d'une centaine d'habitants, certains se pressent pour faire connaissance et nous proposent plusieurs endroits publics pour planter la tente. Il ne fait pas beau mais nous sommes tout de même enchantés par ce lac incroyable à l'intérieur du cratère volcanique de Quilotoa, dont le fond se trouve à plus de 250m !

 

 

Malheureusement le temps se dégrade et nous terminons l'après midi dans les nuages et la pluie. Le lendemain, samedi matin, c'est toujours aussi bouché et nous abandonnons la randonnée jusqu'à Chugchilán au profit du typique marché andin de Zumbahua. On y découvre des produits typiques de la région et une animation hors du commun. C'est aussi la fête annuelle du village et nous aurons la chance d'assister à un défilé de costumes et danses du coin.

 

 

Une bonne averse nous convainc de repartir en début d'après midi vers Quito. Nous nous donnerons une dernière chance de découvrir les paysages de montagnes de la région en dormant le soir même dans une hacienda au pied du volcan Cotopaxi, connu pour ses belles randonnées. Nous nous réveillerons le lendemain de nouveau sous la pluie et abandonnons le projet. Direction Quito !



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Publié à 17:00, le 19/06/2010 dans Equateur, Quilotoa
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Baños, porte de l'Amazonie

 

Baños est une petite ville sympathique entre les andes et l'amazonie qui se remplit le week-end et pendant les vacances. Les quiteños (de Quito) viennent prendre l'air, se décontracter et y faire la fête. Par contre, Baños est au pied d'un volcan en forte activité et de récentes éruptions ont effrayé la majeure partie des vacanciers. Nous y arrivons donc de bon matin avec une impression de ville un peu morte. Les habitants, persuadés que la ville ne court aucun risque, tentent de rassurer le peu de touristes qui arrivent. Il est vrai que la ville n'a jamais eu de problème et que la lave et les cendres s'en vont toujours de l'autre coté.

 

Enfin bon tant mieux pour nous car les hôtels et attractions touristiques sont à moitié prix ! Le temps n'est par contre pas de la partie. Alors qu'il pleuviotte, nous profitons la première journée des thermes de baños, une piscine froide et deux chaudes, plutôt jaunâtres (à cause des minéraux), à 37 et 42ºC.  La vue sur la vallée est magnifique ! Nous y rencontrons un couple de français sympa (Anthony et Gaëlle) avec qui nous passons la soirée, accompagnés d'un canadien un peu timbré à mon goût mais amusant. Les bars sont pour nous tout seul car la ville est déserte.

 

 

Nous partons le lendemain à la découverte des belles cascades longeant la route qui descend de Baños vers la forêt amazonienne. Nous y rencontrons une ancienne propriétaire d'un hôtel au pied d'une cascade qui a tout perdu lors d'un glissement de terrain 3 mois auparavant. La cascade s'est même divisée en deux ! Le site est impressionant de désolation. il reste juste les toilettes !

 

 

Nous verrons aussi avant de partir le lamentable match de la France contre le Mexique, et pour oublier la défaite, partons ensuite marcher pour aller voir le volcan (le temps se dégage un peu). Bon Martha, elle, est très contente du résultat bien sur !



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Publié à 01:00, le 16/06/2010 dans Equateur, Baños de Yunga
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La ville de Cuenca

 

Le passage entre le Pérou et l'Équateur par la côte est un véritable changement de climat. En quelques minutes de bus, nous quittons les plages arides du Nord Pérou pour rejoindre les gigantesques plantations de bananes équatoriennes dans un climat beaucoup plus humide, avec entre les deux une ville frontalière peu recommandable, du type marché libre, vols, crimes et plaque tournante de la drogue...

 

Mais heureusement, nous n'y faisons pas escale et fonçons tout droit vers Cuenca, la troisième ville du pays et l'une des plus jolies. Un homme nous propose une chambre d'hôte dès la descente du bus. Nous n'avons pas l'habitude d'accepter à la va-vite ce genre d'offre mais il finit tout de même par gagner notre confiance. Ce fut d'ailleurs un excellent choix car arrivant en équateur sans trop savoir quoi y faire, ce cher monsieur nous explique devant une bonne tasse de café (équtorien) tous les attraits de son pays, en échange d'une explication sur comment se rendre au Machu Picchu sans se ruiner.

 

 

Pendant ces 2 jours passés à Cuenca, nous décidons de ne pas trop presser les choses et passons beaucoup de temps à nous ballader dans les rues coloniales (en cherchant un guide de l'équateur à jour), faire les marchés, goûter aux spécialités locales et visiter quelques musées et expositions. Nous apprendrons d'ailleurs au musée de la banque centrale la grande diversité ethnique et biologique du pays. Il existe bien une vingtaine de peuples entre la côte, les andes et la jungle qui vivent avec des coutûmes complètement différentes (notament les shuar qui rétrécissent les têtes de leurs ennemis !). Au niveau des plantes médicinales, c'est encore pire ! Nous arrivons même à nous perdre dans le jardin botanique. On trouve enfin à Cuenca des vestiges Incas et Cañaris, premiers habitants de la région.

 

Après une étude rapide du temps qu'il nous reste avant de passer en Colombie, nous décidons de suivre la Route Panaméricaine et de ne pas visiter la côte ni la jungle... Dommage. Notre prochaine destination est donc Baños, une station touristique au pied d'un volcan en activité.



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Publié à 01:00, le 13/06/2010 dans Equateur, Cuenca
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Les belles plages de Máncora

 

Máncora annonce les belles plages du pacifique où l'on peut enfin se baigner sans avoir froid. C'est devenu l'une des destinations à la mode des péruviens qui viennent en nombre pendant les vacances pour faire la fête et décompresser sur la plage.

 

Máncora n'est plus vraiment le petit village de pêche d'antan mais l'atmosphère y est reposante et animée à la fois. Ce sera parfait pour nous reposer quelques jours sans trop planifier de sorties ! Le temps est magnifique, il fait chaud et entrer se baigner dans le pacifique est un jeu d'enfant. Il faut juste choisir quelle plage car sur 20km de côte il y a le choix ! Au programme, farniente, cuisine de poissons et fruits de mer achetés une mise`re au marché, télé-coupe du monde, shopping etc...

 

 

Après 3 jours reposant, au rythme du marché, des couchers de soleils et des matchs de football, une coupure d'élécricité générale nous convainc de partir pour l'équateur une fois pour toute.



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Publié à 13:00, le 11/06/2010 dans Perou, Máncora
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Le seigneur de Sipán

 

Le yoyo entre la côte et la cordillère des Andes continue ! Nous voilà à Chiclayo, une ville sans grand intérêt si ce n'est la multitude de sites Moches découverts et à découvrir dans la région. On est encore au temps des archéologues en pleine investigation, avec comme cauchemard et source d'information de nombreux pilleurs de tombes très actifs.

 

Un des meilleurs musées du pays se trouve dans le village de Lambayeque, à 15min de Chiclayo. Il renferme tous les trésors trouvés dans les tombes d'une pyramide funéraire moche il y a juste 23 ans. La plupart des tombes étaient déjà pillées mais 2 grandes tombes royales ont heureusement été épargnées. Le seigneur de Sipán et son ancête (rois moches entre le 2ieme et 3ieme siècle) sont les principales attractions de ce musée. Tous les attributs en or, argent, coquillages et autres matériaux "nobles" découverts sur le site sont magnifiquement exposés ici. On en prend plein les yeux, tous les bijoux sont d'une précision incroyable et les représentations des tombes à échelle réelle impose le respect.

 

 

Nous profiterons ensuite de la soirée pour acheter un nouvel appareil photo ! Ce n'est pas la crème des crèmes mais ça suffira pour terminer le voyage.

 

En route maintenant pour la petite station balnéaire de Máncora, avant de quitter le Pérou !



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Publié à 13:00, le 9/06/2010 dans Perou, Chiclayo
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Les ruines de Kuelap

 

Une nuit de bus nous amène dans le charmant village de Chachapoyas (forêt de nuages). Nous arrivons par chance un dimanche de festivités : Il est prévu dans la journée un défilé de costumes et danses de toute la région ainsi que des degustations gastronomiques. C'est parfait ! Nous décidons donc de rester en ville et de reporter la visite des ruines de Kuelap, ancienne forteresse des chachas, au lendemain. Le défilé est très joli et l'ambiance chaleureuse.

 

Nous nous dirigeons ensuite vers le champ où a lieu la vente de plats typiques de toute la région. Malheureusement, alors que je reste surveiller les sacs à dos, martha part acheter deux plats et parmi la foule se fait voler son appareil photo sans rien sentir du tout... Un peu dégoutés, nous passons le reste de l'après midi à le chercher en vain. Les gens sont aimables et accusent bien sûr les voyous venus de la côte pour l'évênement afin de voler les touristes. Quelle déception, tant de belles photos perdues !

 

Le lendemain, nous nous motivons tout de même pour visiter les ruines de Kuelap. Le guide, très sympa, nous prêtera son appareil photo pendant toute la visite ! Ici aussi, les fouilles sont toujours en cours alors que le site a été découvert avant le Machu Picchu. Perché en haut d'une colline, on a tout de suite le réflexe de comparer cette forteresse à sa cousine du Cuzco. Moins touristique, presque gratuite et toujours dominée par la végétation, nous apprécions vraiment la visite. La forteresse fut construite autour de l'an mil et sa fonction est encore assez méconnue (surement militaire, religieuse et administrative). Lors de l'expansion de l'empire Inca, une bataille importante eut surement lieu ici et les Chachas, puissants guerriers, furent tout de même battus par les incas.

 

 

De retour à chachapoyas, nous partons vers Chiclayo sur la côte, pour découvrir la tombe du seigneur de Sipán et acheter un nouvel appareil photo !



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Publié à 01:00, le 7/06/2010 dans Perou, Chachapoyas
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Trujillo et Huanchaco

 

Nous voilà de retour sur la côte pour quelques jours dans la 3ième ville du pays, l'agréable Trujillo.  Suivant le conseil de nombreux voyageurs, nous préférons loger dans une pension familiale à Huanchaco, un petit village de pêcheur à 20min en bus. Très bonne idée car en plus d'avoir une magnifique vue sur le pacifique et ses belles plages, l'ambiance est plus calme et les gens charmants. Après une tournée au marché où nous avons acheté une bonne demie douzaine de fruits inconnus au bataillon (guayaba, tuna roja, granadilla, guanabana, pepino melón, maracuya), nous nous préparons un matin l'un des plus succulents petit déjeuner du voyage ! Et le soir, quoi de mieux qu'un excellent plat de poissons et fruits de mer sur la plage ?!

 

Mais la gastronomie n'est pas le seul attrait de la région. La ville de Trujillo possède un centre ville bien joli, comme le prouve sa place centrale, entourée de jolies maisons coloniales de toutes les couleurs. Nous aurons d'ailleurs la chance de participer à un festival : le Corpus Christi, où les classes d'élèves de la ville présentent sur la place leurs cadres entièrement faits de pétales de fleurs, en espérant gagner le gros lot.

 

Et le meilleur pour la fin, la visite des magnifiques ruines de la région, qui fut habitée par les Moches (300-700 - rien à voir avec leur aspect visuel !) puis les Waris (600-1200) et les Chimús (1100-1400) avant d'être conquis par les Incas. Les premières que nous visitons sont les anciens palais de Chan-Chan (Chimús), la plus grande cité d'adobe au monde. Parmi les 9 grands palais, nous en visiterons seulement un (en nous greffant à un groupe d'espagnols) et restons bluffés par le travail gigantesque de cette civilisation. Les murailles font jusqu'à 4 mètres d'épaisseur et 15m de hauteur, et les motifs et systèmes de constructions ont survécu pendant des siècles aux conditions climatiques difficiles (el Niño).

 

 

Le lendemain, nous partons à la découverte du "temple de la lune", une gigantesque pyramide Moche (prononcez "motché", ça passe mieux...)en adobe découverte il y a peu au pied d'une colline rocheuse. Le culte était voué aux montagnes et à l'océan. Alors que les archéologues travaillent encore à la conservation du site, nous admirons les parois et peintures incroyablement bien conservées ! Le plus impressionnant est d'imaginer tout ce qu'il reste à découvrir ici ! En face de la pyramide, à 500m se dresse une colline poussiéreuse qui est en fait le temple du soleil, encore plus grand et toujours pas fouillé !

 

 

 

Une dernière ballade sur la plage et nous repartons dans les montagnes vers les ruines de Kuelap (près de Chachapoyas), les plus belles du pays après le Machu Picchu.

 



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Publié à 01:00, le 2/06/2010 dans Perou, Estado Trujillo
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L'étincelante Cordillère Blanche


On nous a volé notre appareil photo à Chachapoyas, donc très peu de photo entre Huaraz et Chachapoyas...

 

De retour dans les hauteurs des Andes après notre passage sur la côte ! De bon matin, nous arrivons dans la ville de Huaraz, au pied de la magnifique Cordillera Blanca, où rivalise de beauté plus de 22 pics à plus de 6000m ! C'est l'une des plus belles cordillères du monde et le rendez-vous des randonneurs au Pérou. De plus l'hostel que l'on nous a conseillé est un repère de marcheurs formant des groupes près à se lancer à l'aventure.

 

Ce qui est dommage, c'est que Huaraz a été complètement détruite lors d'un grand tremblement de terre en 1970, qui fit plus de 80 000 morts dans la région ! La ville a donc en soit peu d'intérêt. Cependant, nous devrons rester au calme quelques jours car Martha a l'estomac malade après un mauvais ceviche à Lima.

 

Dès son rétablissement, nous partons nous faire les jambes jusqu'au lac Churrup en une bonne journée de marche (4500m). Les paysages sont étonnant mais le ciel est assez bouché. Nous sommes par contre enchantés par les petits villages andins du coin, vraiment mignons et authentiques.

 

Le lendemain, nous partons visiter les ruines de Chavín de Huántar, impressionnantes car l'une des plus vieille et intéressante trace de civilisation préincas du pays. La Culture Chavín date en effet de 1200 avant JC. Ils savaient déjà construire des monuments antisismiques et maitrisaient l'astrologie. Leur dieu principal ressemble fortement à celui des futures civilisations Wari et Tiwanaku !

 

 

De retour à l'hostel, nous faisons (entre autres) la connaissance de Ronan et Élodie, un couple franco-belge très sympa qui finissent par se motiver pour nous accompagner pour une randonnée de 4 jours dans les montagnes ! Après avoir fait toutes les courses, nous partons donc de très bon matin vers Caraz où commence la randonnée. Les deux premiers jours sont assez calmes et nous ne faisons que remonter la rivière Santa Cruz, au milieu d'une magnifique vallée. Il y a beaucoup de bétail mais par chance nous ne croisons presque personne ! Assez surprenant étant donné la célébrité de ce trek. Le temps est magnifique et nous pouvons admirer en marchant de majestueux pics enneigés, comme l'Alpamayo, considérée par certains comme la plus belle montagne au monde. Par contre je me repends d'avoir oublié à l'hostel mon matelas car il fait très froid la nuit, au point de congeler la tente !

 

 

Le 3ième jour  commence alors l'ascension du col de Punta Unión, à 4750m ! Pas si difficile finalement, car nous avions campé 500m plus bas la veille (oui on a eu très froid, même en dormant tout habillé !). Les efforts sont en tout cas récompensés, car la vue est magnifique. Nous nous efforcerons même de grimper quelques mètres supplémentaires pour se sentir plus haut que le Mont Blanc...

 

S'en suivit un bon déjeuner et une descente interminable jusqu'á l'arrivée de la randonnée, quelques 2000 mètres plus bas... De retour à Huaraz, nous fonçons fêter cette belle ballade dans un restaurant de viande : 400gr s'il vous plait ! Nous disons ensuite au revoir à tout le monde avant de mettre le cap sur Trujillo, plus au nord.

 

 



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Publié à 23:00, le 29/05/2010 dans Perou, Huaraz
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La brumeuse Lima

 

Ce n'est peut être pas la bonne saison, et la capitale péruvienne mérite surement plus de temps pour être apprivoisée, car nous n'avons pas vraiment été enchantés par cette mégalopole brumeuse et bruyante.

 

Il y a cependant du bon à Lima. Premièrement, nous avons eu de la chance d'arriver le jour d'un festival annuel "celebra Perú". Nous avons donc participé le premier jour à un magnifique défilé de danses issues de tout le pays (25 régions représentées) et profité de la gratuité des musées pour l'occasion. Le musée archéologique est d'ailleurs très intéressant et complet. En plus, il se situe dans un très beau quartier colonial "Pueblo Libre" où nous apprécions nous ballader. Le soir, à deux pas de notre hôtel, nous visitons le magnifique et romantique parc des circuits d'eau, un petit parc renfermant 13 fontaines époustouflantes avec sons et lumières ! Il y a du monde mais la ballade est vraiment agréable !

 

 

Le lendemain, nous partons visiter le centre historique, assez décevant dans l'ensemble. La place principale est vraiment petite et pour la cathédrale, on a vu mieux, tout comme le fameux convent San Franscico (à part ses catacombes renfermant quelques 70000 squelettes). Et puis on ressent rapidement que les gens sont assez stressés ici. Bref, après le déjeuner, nous partons vers les célèbres quartiers du bord de mer, Miraflores et Barranco. Miraflores est un peu le quartier branché de Lima, où tout est plus cher et chic. Nous nous prenons au jeu et commandons un bon 4h dans un bar branché comme accroché à la falaise (sympathique vue sur le Pacifique). Nous y rencontrons un couple colombien très amical qui nous invite rapidement à passer les voir une fois sur place ! Ça nous donne un bon avant goût de l'état d'esprit des colombiens ! Nous terminons ensuite la nuit dans un bar de Barranco, le quartier un peu plus bohème de la côte (enfin ça reste assez cher), mais il faut avouer que le lundi soir, c'est un peu mort.

 

 

Le dernier jour à Lima n'a pas été le plus agréable. Premierement, Martha a très mal digéré le ceviche de la veille et est tombée malade. Ensuite, nous perdons la matinée à rechercher mon colis envoyé en France depuis la Bolivie (heureusement maintenant retrouvé et à bon port). L'après midi, repos et ballade dans Barranco plutôt décevante. Assez rapidement arrive l'heure de faire ses affaires et partir de nuit pour le nord du Pérou, dans la belle cordillère blanche, pour au moins une semaine !



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Publié à 01:00, le 25/05/2010 dans Perou, Lima
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Jours de repos à Ayacucho

 

Ayacucho, une belle ville coloniale du centre du pays, est préservée du tourisme de masse et nous comprenons rapidement pourquoi. En effet, après 3 jours éprouvants dans la jungle, nous décidons d'y faire escale avant de se rendre compte qu'il faut environ 32h de bus depuis Puerto Maldonado pour la rejoindre ! Voyage épuisant mais joli à travers les andes avec arrivée à 4h du matin :/ Heureusement, on nous laisse dormir dans le bus jusqu'à l'aube.

 

 

Ayacucho, sans en avoir l'air, possède un passé historique important. C'est ici que s'est jouée la dernière bataille d'indépendance du continent contre les espagnols. L'atmosphère de la ville est vraiment agréable et les gens très accueillants. Nous profiterons de ces 2 jours pour nous reposer et vivre tranquillement à la péruvienne, sans trop planifier de sortie touristique (ça fait du bien !). Au programme : ballades en ville et au marché, réparation de chaussures, plateaux-télé, siestes, bars... Un régal ! Nous visiterons tout de même un musée sur la grande civilisation précolombienne de la région : les waris, très similaires à la civilisation Tiwanaku.

 

Nous partons ensuite pour la capitale du pays, Lima, dans un bus de nuit assez luxueux afin d'arriver frais et en forme.



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Publié à 23:00, le 20/05/2010 dans Perou, Ayacucho
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La jungle à Puerto Maldonado

 

Après notre belle excursion au Machu Picchu, nous décidons de partir à la découverte de la jungle péruvienne. Récemment construite, la nouvelle piste "tape-cul" entre Cuzco et Puerto Maldonado franchit un col à près de 5000m avant d'atteindre en une 10aine d'heures la jungle tropicale, à une altitude presque nulle. Bref, nous arrivons là bas très motivés mais sans avoir trop dormi...

 

A peine arrivés, on nous propose un tour de 3 jours dans une réserve naturelle, le lac Sandoval. Un couple brésilien qui parle très bien espagnol (Rafael et Raquel) est déjà inscrit et vu que le courant passe très bien, nous décidons de ne pas chercher plus loin et partons le matin même en barque à travers l'immense fleuve Madre de Dios. L'atmosphère est completement différente des montagnes andines, ici il fait très chaud et humide de jour comme de nuit. Les gens ont des habitudes de vie complètement différentes, sont un peu plus détendus et fainéants !

 

 

Nous sommes vraiment dépaysés par tant de verdure et de biodiversité, accompagnés de sons et bruits étranges qui s'accentuent la nuit tombée et au lever du jour. Quel spectacle en arrivant au lac ! L'eau est à point et nous n'hésitons pas une seconde à nous jeter dedans, bien qu'elle soit pleine de pirañas qui aprrécient nous mordiller la peau (ça chatouille plus qu'autre chose).

 

Au programme des 3 jours, parties de football, pêche au piraña et caïman, découverte de la faune et flore environnante, cuisine locale et plantes médicinales. Nous avons par contre déploré quelques problèmes d'organisation : le propriétaire du Lodge ne s'est présenté que le 2ième jour et nous avons du forcer quelques serrures ainsi que manger une bonne partie des réserves et des fruits de son verger (notament le mamei, excellent...). Mais malgré cela, nous avons vraiment apprécié le séjour en compagnie de tous ces perroquets, singes, loutres et insectes en tout genre. D'ailleurs, nous restons vraiment impressionnés par l'attaque "organisée" des moustiques entre 18 et 19h chaque jour, qui se donnent tous rendez vous pour nous mener la vie dure ! J'ai aussi compris à mes dépens qu'une fourmi peut faire très mal et pendant une bonne demie journée !

 

 

Dernier repas avant de repartir, piraña frit ! On peut alors admirer la belle dentition du poisson avant de se régaler.



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Publié à 01:00, le 18/05/2010 dans Perou, Puerto Maldonado
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Cuzco et la vallée sacrée des Incas

 

Nous arrivons à Cuzco le 12 mai en soirée, après un long et fatiguant voyage depuis Arequipa (3h de perdues à cause d'une roue crevée). De plus, nous sommes à moitié malades car les papas rellenas (patates confies) achetées en chemin sont mal passées !

 

Mais une bonne nuit de repos arrangera tout. Le lendemain, nous partons à la découverte de cette magnifique ville de Cuzco (Qosq'o en quechua, le nombril du monde), mélange d'architecture coloniale et inca. Bien que la ville ait été peuplée bien avant l'arrivée des incas, Manco capac décida d'y fonder la future capitale inca et cité la plus importante du continent jusqu'à l'arrivée des espagnols. Le neuvième inca Pachacutec entreprit ensuite la majeure partie des travaux pour en faire un centre politique et spirituel très important.

 

 

La ville est vraiment magnifique. On y trouve à chaque coin de rue cette symbiose entre la culture inca et coloniale. Les fondations de la plupart des bâtiments du centre ville sont d'anciennes demeures ou palais incas d'une qualité impressionnante et l'on ne se fatigue pas de flâner dans les ruelles de la ville pour les admirer. Nous ressentons par contre que la ville vit essentiellement du tourisme et à part se ballader, toutes les visites sont très chères ! La plus simple des ruines incas de la région coûte plus chère qu'une entrée au Louvre. Le machu Picchu à lui seul coûte 100 euros, train compris.

 

Il est tout à fait possible de passer une semaine à cuzco pour visiter tous les sites incas et coloniaux, dont la concentration est incroyable,  mais nous décidons de garder notre temps et notre argent pour le nord du pays, dont on nous a vanté la beauté et les prix corrects. Et ici plus qu'ailleurs il faut supporter la masse de touristes et le raccolage des vendeurs de rue qui nous abordent en anglais. Nous visiterons donc à Cuzco la magnifique cathédrale, peut être la plus belle du pays, l'église de la compania de Jésus et le fameux palais inca QoriKancha, à l'architecture parfaite, mélangé au convent Santo Domingo. Et oui malheureusement, chaque centre religieux et palais inca fut détruit par les colons, donnant naissance à une nouvelle église.

 

 

Le lendemain, direction la vallée sacrée au nord, traversée par la rivière Urubamba et parsemée de ruines et sites incas. Là encore, tout est hors de prix et nous nous contentons de visiter le village et la forteresse d'Ollantaytambo (depuis la colline d'en face !) et le site de moray. Le soir, nous prenons le train pour Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu ! Magnifique trajet, la vallée se retrecit et les montagnes ressemblent de plus en plus à des géants terrifiants. Nous plantons rapidement la tente dans le camping municipal et vers 5h du matin, partons à la lampe frontale vers le fameux site inca : 1h de montée ardue ! Dans la montée, nous apprécions vraiment le lever du soleil et tous ces bruits issus de la forêt tropicale.

 

Quelle surprise en arrivant à 6h à l'entrée du site, il y a déjà une queue d'environ 200 personnes !! Mais finalement, en entrant dans le site, la foule se disperse rapidement et nous pouvons admirer avec joie et tranquilité cette magnifique cité perdue des incas, alors que les premiers rayons du soleil commencent à illuminer les plus hautes constructions. Nous avons l'impression d'être dans un endroit grandiose, sans trop savoir si cela est du à la cité en elle même où aux paysages environnants. Le temps passe très vite et on ne se lasse pas de découvrir chaque point de vue tout en se balladant. Alors que les groupes organisés commencent à arriver, nous partons nous réfugier avec les plus courageux sur la cime du Huayna Picchu (signifie jeune montagne en quechua, et Machu Picchu vieille montagne), cette belle montagne que l'on aperçoit sur la plupart des photos en arrière plan ! La vue y est tout aussi superbe, belle récompense d'une ascencion vraiment fatiguante. De retour vers 13h sur le site, à l'heure où tous les groupes guidés font le petit tour, nous ne manquerons pas de nous coller à certains pour capter quelques explications.

 

 

Construit au 15ieme siècle, surement par Pachacutec, ce site toujours aussi mystérieux servait  probablement de palais et centre religieux.  Il fût  "redécouvert " par un américain en 1911 ,qui y trouva une famille cultivant les terrasses du site arquéologique, alors que le reste de la cité était caché par la végétation.

 

Le temps passe toujours aussi vite et la beauté des constructions nous fait oublier la fatigue des jambes (et le prix de l'entrée, qui n'inclut même pas les toilettes !!). vers 15h, le site redevient calme et 2 h oplus tard, les gardes commencent à nous presser pour sortir. Dernière vue panoramique pour le coucher du soleil et nous repartons heureux et fatigués vers le camping ! Demain, train de retour à cuzco et départ dans la foulée pour partir vers la jungle, 3000 m plus bas ! Nous rencontrons en chemin un couple californien très sympa qui nous donnera pleins de conseils pour notre futur passage en équateur !



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Publié à 21:00, le 15/05/2010 dans Perou, Cuzco
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Arequipa et le canyon de Colca

 

Plusieurs raisons nous amènent à partir à la découverte de la seconde ville du Pérou : réparer la tente, boire un coup avec un ami français installé là-bas, rechercher mon colis perdu envoyé par papa et maman et bien sûr visiter la ville et le proche canyon de Colca, un des plus profonds du monde.

 

Le centre ville est très colonial et la place principale est magnifique, entourée par des arches de pierre regorgeants de petits restaurants sympas. La vue sur la ville y est magique, avec cet immense volcan actif "el Misti" de plus de 5000m qui domine la ville. Nous profiterons de notre passage pour tester les spécialités culinaires du pays : ceviche mixto (poisson et fruits de mer cuits au citron) et cuy a la plancha (cochon d'inde frit - je ne suis définitivement pas fan).

 

 

La chance nous fera cependant défaut car personne n'est capable de nous fournir un nouveau bâton pour notre tente et le seul remède sera de réduire la longueur du bâton cassé, et le volume intérieur de la tente par la même occasion. De plus, le bureau de poste principal m'annonce que mon colis est reparti pour la France il y a 3 jours (c'est balot)  et nous n'arriverons pas à contacter notre ami sur place !

 

 

Il ne nous reste plus qu'à visiter le joli canon de Colca, de manière assez rapide et fatiguante (2000m de dénivelé en quelques heures) pour vite filer vers Cuzco, la mecque péruvienne des touristes et ancienne capitale des Incas.



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Publié à 03:00, le 10/05/2010 dans Perou, Arequipa
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Point de passage

 

Les îles Uros

 



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Publié à 12:00, le 8/05/2010 dans Perou, Puno
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Le lac Titicaca et l'île du soleil

 

Nous voilà enfin arrivés au lac Titicaca, surprenant par sa grandeur et son altitude (3800 m) ! La ville de Copacabana, qui a donné son nom à la fameuse plage brésilienne, n'a pas exactement le même climat et seuls les vrais bretons peuvent se baigner ici ! Il n'empêche que la ville a beaucoup de charme. Mais ce qui nous intéresse le plus, c'est l'isla del sol, à deux heures de bâteau. Nous partons camper 2 jours sur cette île sacrée des incas où serait né le premier empereur Manco Capac, fils du soleil, ainsi que son épouse/soeur.

 

 

Le ciel est dégagé et la lumière est exceptionnelle. La nuit, on aperçoit les étoiles (filantes) comme nulle part ailleurs ! L'île du soleil dégage une atmosphère vraiment paisible et mysterieuse. La plupart des ruines n'ont pas encore trouvé de vraies explications et toute l'île est recouverte de ces cultures en terrasse propres aux civilisations précolombienne.

 

 

Seul bémole à cet agréable séjour sur l'île, un bâton de notre tente décide de se rompre alors que la nuit tombe ! Nous dormons donc dans une tente à l'allure peu rassurante et espérons pouvoir la réparer au plus vite ! De retour à Copacabana le lendemain, nous dépensons nos derniers Bolivianos dans les boutiques d'artisanat avant de prendre un bus pour Puno, du coté péruvien.

 

 

Le passage de frontière se passe très bien ! Notre passage à Puno, sur la rive ouest du Titicaca, sera par contre très brève, car l'ambiance est ultra touristique et assez pesante après le calme relatif de Copacabana. On nous interpèle - en anglais ! - dès la descente du bus pour un hostel, un taxi, un "city tour" et quoi que ce soit qui se vende...

 

Nous passerons la matinée du 8 Mai à visiter les fameuses îles flottantes ou "iles Uros". Ces iles incroyables sont entièrement conçues à base de totora, une sorte de roseau très résistant et multiusage (cuisine, construction etc...). L'histoire de ces îles est intéréssante. Pendant l'expansion de l'empire Inca, le peuple Uros decida de se réfugier au milieu du lac sur ces îles flottantes pour éviter la "colonisation" des incas. Aujourd'hui, il n'existe plus d'Uros et les îles sont habitées par des Aymaras qui ne vivent plus vraiment de la pêche mais du tourisme de masse. Il est assez exaspérant de voir ces gens en spectacle, formaté et bien calibré. On se rend vite compte qu'ils souhaitent seulement nous vendre de l'artisanat, sans vraiment vouloir converser sur leur condition de vie. Au final, nous restons tout de même impressionnés par la qualité de ces îles qui résistent aux conditions météorologiques extrêmes du lac !

 

 

 

 

 



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Publié à 12:00, le 5/05/2010 dans Bolivie, Copacabana
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La Paz, plus haute capitale du monde

 

L'arrivée à La Paz en Bus est impressionante. Roulant tout droit sur l'altiplano à plus de 4000m d'altitude, nous finissons par apercevoir les hautes cimes du Huayna Potosí et de l'Illimani, qui se dressent derrière la capitale bolivienne. Nous entrons d'abord dans la banlieue de "El Alto", avant de découvrir le magnifique canyon dans lequel vivent les paceños.

 

Assez logiquement dans cette ville, les quartiers chics se trouvent dans les zones les moins hautes et plus profondes du canyon (allez monter 5 étages à cette altitude, c'est sportif !). Dès qu'on remonte vers El Alto, les rues deviennent moins larges, plus bondées et envahies par les stands mobiles où l'on vend tout et n'importe quoi.

 

Ici, nous serons très bien accueillis par Rodrigo, un ami de Martha qui a étudié au Tec de Monterrey au Mexique, comme nous ! Il vit pour l'instant avec sa mère Salvica et sa soeur Natalia, qui nous recevront tout aussi bien. Au fil des jours et des visites, notre planning initial s'allonge un peu pour le bonheur de tous : nous apprécions vraiment de vivre au rythme de cette sympathique famille d'accueil.

 

 

Le charme de la Paz se trouve certainement dans cet urbanisme plus ou moins adapté aux pentes du canyon, qui laisse découvrir des points de vues magnifiques sur la ville ! Sans parler des environs proches de la ville, où le canyon continue sa route, sans les constructions en béton ! Nous ferons par exemple de superbes ballades dans la vallée des âmes et la version bolivienne de la vallée de la Lune. Avec Rodigro et Paola, son amie, nous decouvrirons aussi la vie nocturne, les bons coins où manger, et danserons au rythme de la saya, une danse typique de la communauté noire des Yungas (région entre l'altiplano et l'amazonie - les esclaves noirs de Potosí s'y sont installés). Beaucoup de découvertes en quelques temps...

 

Lors d'une journée en excursion, Martha et moi partons visiter le site arquéologique de Tiwanaku, l'un des plus grands centres religieux de cette civilisation du même nom, qui a disparu peu avant la formation de l'empire inca, qui n'a d'ailleurs duré qu'une centaine d'année. La civilisation Tiwanaku a par contre laissé des traces pendant 27 siècles ! Le lieu est assez mystique et seulement 20% des ruines ont été découvertes. L'excursion a pris plus de temps que prévu car des manifestations, plus qu´habituelles parait il, bloquaient la route d'accès. Mais au final, nous repartons très satisfaits de cette visite.

 

 

Notre séjour à la Paz se termine par une randonnée incroyable de 2 jours avec nos amis Rodrigo et Paola. Nous franchissons d'abord à pied la cime de la cordillère (4700 m, plus de poumons) pour entammer une descente de presque 3000 m de dénivelé, en suivant une magnifique route inca jusqu'aux Yungas. Le froid et la pluie laissent peu à peu la place au soleil et à une végétation de plus en plus tropicale. Les genoux travaillent dur dans la descente mais c'est amplement récompensé !

 

 

Nous comptions ensuite descendre la fameuse route de la mort jusqu'à la forêt amazonienne mais un autre blocage routier, violent et dangereux cette fois ci, nous convainc de plutôt partir pour le lac Titicaca et le Pérou ! Tant pis, nous visiterons l'amazonie au Pérou !

 

 



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Publié à 18:00, le 1/05/2010 dans Bolivie, La Paz
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Cochabamba et la conférence sur le climat

 

Nous arrivons de très bon matin le 16 avril à Cochabamba, la 3ième ville de Bolivie et peut être la plus commerçante. Ici, nous avons rendez vous avec Elsa, Julien, Ludovic et Vanessa pour de grandes retrouvailles.

 

La raison principale est que nous sommes tous inscrits à la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique, organisée par le président bolivien Evo Morales. Cette conférence est une sorte de protestation contre le manque d'efficacité des gouvernements à se mettre d'accord sur les moyens à employer pour prévenir le changement climatique (cf. conférence de Copenhague). L'idée est ici de donner la parole aux peuples, aux organisations sociales et autres ONG. Nous furent vraiment intéressés par cette démarche bien que le doute règna sur la bonne organisation d'un tel évênement, étant donné que tout le monde put venir et participer.

 

 

Le week end avant la conférence, nous profitons du temps libre pour visiter la ville et ses gigantesques marchés commerçants, où se mèlent les cantines, les objets d'usage commun, les offrandes "paiennes" plus ou moins macabres (il existe un rayon complet de foetus de lamas séchés, qui portent bonheur) et les souvenirs de qualité, vendus à un prix misérable. Nous sommes alors pris d'une fièvre d'achats que seule la conférence pourra calmer ! Nous avons aussi l'occasion de visiter le palace d'un certain Simón Patiño, surnomé le baron de l'étain au début du XXieme siècle. Le palace est d'une richesse difficilement imaginable ; on a l'impression de visiter des salles de versailles, de l'alhambra et  d'un palais de Rome dans le même bâtiment. Souffrant d'un grave problême de santé, Patiño ne pourra jamais habiter cette demeure, mais elle represente la fortune que les barons miniers de l'époque pouvaient amasser. Le guide évite par contre de nous parler des conditions inhumaines des travailleurs des mines qui mena à la révolution de 1952 et à la nationnalisation de toutes les mines du pays.

 

La ville est bruyante mais agréable, nous nous régalons chaque midi au marché avec cette magnifique salade de fruits à 50cts€ et ce jus d'orange (pressés devant nous) proposé à chaque coin de rue. Le soir, les presseurs d'orange laissent place aux fameux anticuchos, de succulentes brochettes de coeur de boeuf cuites à la braise et au vinaigre !

 

Le lundi commence la conférence tant attendue. Tous les jours, il faut prendre un bus à 7h qui nous emmène dans la sympatique banlieue de Tiquipaya. Se mèlent alors 17 groupes de travail, des conférences officielles et d'autres volontaires. 15000 personnes sont attendues, et l'on ressent tout de suite que c'est beaucoup trop ! La première déception est le temps d'attente pour obtenir son badge. Ensuite, nous prenons place dans nos groupes de travail respectifs, pour donner des idées et rédiger un document de synthèse qui sera officiellement publié. Notre groupe de travail est le plus chargé, et on se rend rapidement compte que certaines personnes sont juste là pour se plaindre que le lac à coté de leur maison est pollué ou que le champ d'un tel ne donne plus de quinoa. Pendant les 3 jours de conférence, on sent parfois que le discours se politise (exemple d'un vénézuelien venu spécifiquement pour prêcher la bonne parole de Chavez) et il est difficile de se focaliser sur le sujet du groupe. Heureusement, les idées de chaque groupe étaient plus ou moins déjà préparées et au final il y a bien eu échange et écoute des bonnes idées proposées. De plus, nous avons assisté à quelques conférences intéressantes, sur la gestion des ressources énergétiques en Bolivie, la problématique de la propriété intelectuelle ou la folle "géoingénierie" par exemple.

http://cmpcc.org/

 

 

Après une semaine intense de conférence et de sortie avec tout notre petit groupe, Martha et moi décidons de mettre le cap vers La Paz, alors que nos 4 amis partent à la connaissance de Sucre.

 

 



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Publié à 18:00, le 20/04/2010 dans Bolivie, Cochabamba
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Sucre, coeur de la Bolivie

 

Sucre, "capitale constitutionnelle" de la Bolivie, possède un charme inouï ! C'est une belle ville coloniale installée dans une vallée à 2800m d'altitude. Ici le climat est agréable et le plus souvent ensoleillé. Nous arrivons en milieu de journée et après s'être installés dans un hostel tranquille, nous partons visiter le marché central de la ville, très animé, et y dégustons des plats typiques de la région. Martha est enchantée car les Boliviens, contrairement à leurs voisins du Sud, aiment la cuisine épicée ! Les marchés boliviens sont très animés et on y trouve de tout, se promener entre les boutiques et autres étalages est agréable et vraiment dépaysant.

 

Nous dédierons ensuite quelques jours à parcourir les différents musées et sites touristiques de la ville comme le musée colonial, le musée d'art textile, la cathédrale et la magnifique casa de la libertad, où fut déclarée l'indépendance de la Bolivie le 6 août 1825 (le pays s'appelait alors "Haut-Pérou"). La Casa de la libertad était en fait une ancienne chapelle des Jésuites qui fut ensuite annexée à la facultée de Droit. Le pays changea ensuite de nom en l´honneur de son libérateur : Simon Bolivar. On y apprend aussi qu'en 185 ans de liberté, le pays a souffert de près de 70 changements de présidents, le tiers pour cause d'assassinat ou coup d'état. Le pays connait heureusement une période de stabilité depuis l'élection en 2005 du premier président d'origine indigène : Evo Morales. Le guide concède aussi que beaucoup de problèmes émèrgent de certaines régions qui demandent leur indépendance budgétaire, refusant de payer plus d'impôts pour aider les zones les plus pauvres (Santa Cruz par exemple).

 

Dans tous les bâtiments de la ville, nous sommes impressionnés par les richesses présentées, beaucoup d'or, d'argent et de pierres précieuses. Mais Sucre est aussi réputée pour les différents populations qui vivent dans la "proche" campagne. Elles sont certes proche à vol d'oiseau, mais les pistes d'accès sont si mal entretenues qu'il faut au moins 3h pour y accéder et pendant la saison des pluies, elles sont impraticables. Ces peuples, peut être les plus pauvres du pays, vivent principalement de l'agriculture (sans pouvoir vendre beaucoup d'excédent) et depuis peu de la vente de textiles faits à la main, de très bonne qualité grâce à leur savoir ancestral. Ils ont gardé leur culture et leur coûtume, et parlent tous Quechua. Nous commençons notre périple dans le petit village de Candelaria. Malheureusement, plusieurs camions sont accidentés le long de la piste (quelle surprise !) et nous perdons quelques heures en attendant de pouvoir passer. Nous arrivons donc de nuit dans ce village, avec seulement 3 ou 4 lampadaires pour nous éclairer. Heureusement, un dénomé Santos nous invite à dormir chez lui. Nous sommes très bien accueillis par cette famille curieuse et sympathique. Par chance, Santos et ses enfants parlent bien espagnol. Nous nous rendons aussi compte que le dictionnaire Quecha-Espagnol qu'on a acheté n'est pas très utile car les variations sont très grandes entre chaque région. La mère et la grand-mère nous préparent un repas simple mais très bon : une soupe de maïs avec d'autres légumes, accompagnée de maïs cuit. Santos nous explique que les habitants cultivent surtout le maïs, la patate (avec plus de variétés que ceux cultivés en France), le blé, l'orge et la carotte. Le lendemain, Santos nous réveille au lever du soleil pour aller visiter le musée d'art textile du village. Les textiles, de style Tarabuco-Candelaria, sont très colorés et retiennent beaucoup notre attention. Nous prenons ensuite le dernier camion pour le fameux marché dominical de Tarabuco, où les indigènes de toute la région viennent faire du troc et les touristes acheter des textiles. C'est très animé mais assez touristique finalement.

 

 

De retour à Sucre, nous décidons de partir de l'autre coté, vers la cordillera de los Frailes, où vivent les jalq'as, autre population indigène parlant le quechua. Malheureusement, nous sommes très  mal (j'insiste...) informés sur les horaires et lieux de départ des quelques bus qui partent là bas et ratons deux fois de suite le bus. Encore une fois, nous arrivons de nuit dans le premier village, Chaunaca. Heureusement et encore une fois, nous sommes très bien accueillis et logés dans une petite cabane sympathique pour une misère. Le lendemain, après une rapide visite du village, nous partons en randonnée avec toutes nos affaires pour atteindre le cratère de Maragua, une formation géologique étrange (surement due à une chute de météorite). Ici vivent 2 villages encore plus reculés ! Nous plantons la tente à coté de l'école et trouvons une famille qui accepte de nous faire à manger pour le soir. Nous aurons juste le temps de nous reposer et de visiter les environs avant d'arriver à la tombée de la nuit pour le dîner. L'électricité et l'eau potable ne sont toujours pas arrivés ici et la cuisine se fait à la lumière du feu (et de ma lampe torche). Sans trop distinguer ce que Doña Leonarda nous prépare, nous discutons un peu des conditions de vie des villageois, très sommaires selon nous ! Mais Téoclito, le père, insiste surtout sur le fait que les choses se sont améliorées depuis l'élection du nouveau président. Au final, le dîner est délicieux, à base de tous les légumes et céréales qui se cultivent ici ! Notre prochaine étape est le village de Potolo, un des plus grand de la communauté. Téoclito propose de nous servir de guide (nécéssaire vu le dédale de chemins pour arriver là bas) moyennant salaire. Nous n'hésitons pas une seconde ! Le départ se fait à 7h du matin, après une nuit réparatrice, et commence par l'ascencion fatiguante du cratère. De l'aure coté, nous admirons des paysages magnifiques : montagnes multicolores, ravins, champs en terrasses, petits villages andins... Cela nous permet largement de supporter le poids de nos sacs à dos jusqu'à destination. La journée à Potolo sera vite remplie entre visite du village et dur marchandage pour l'achat d'un tissu souvenir !

 

 

Cette semaine passée dans la région de Sucre est passée à une vitesse fulgurante ! Nous avons vraiment apprécié le calme et la gentillesse des autochtones, ainsi que les différentes cultures qui se mélangent ici.

 

Nous mettons maintenant le cap vers Cochabamba, la 3ième ville du pays, pour assister à la conférence mondiale sur le changement climatique, organisée par Evo Morales. plus de 15000 personnes du monde entier sont attendues !

 

 

 

 



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Publié à 19:00, le 10/04/2010 dans Bolivie, Sucre
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Potosí, une histoire d'argent

 

Potosí est une des villes les plus hautes du monde, à plus de 4000m d'altitude. Pourquoi avoir construit une ville ici ? La raison d'être Potosí est entièrement liée à la montagne qui s'élève juste à coté, appelée le Cerro Rico. Au 16e siècle, les colons, avec "l'aide" des incas, ne tardèrent pas à découvrir le plus précieux mont du continent, remplit d'argent. Commença alors l'exploitation effrennée de la montagne à l'aide d'esclaves indigènes, et quant il en mourût trop, d'esclaves africains. La ville, avec son très beau quartier colonial et son quartier "indigène" tout autour, atteint 160 000 habitants au 17e siècle, plus que Paris à l'époque. Tout l'argent (50 milliards de dollars actuels, une somme énorme à l'époque) était rammené en Europe par bâteaux et gaspillé par le Royaume d'Espagne au plus grand bonheur de ses voisins commerçants, dont la France. Les historiens parlent alors de naissance du capitalisme... et d'environ 6 millions de morts dans les mines.

 

 

Au 19e siècle, il n'y a plus d'argent et la misère s'abbat sur la ville et ses 9000 habitants. La ville se sauve alors avec l'exploitation de l'etain et du plomb, encore présents dans la montagne. Aujourd'hui, la ville vit aussi du tourisme et sa population atteint les 170 000 habitants. Nous passons la première journée à nous ballader dans la ville car il n'y a rien d'autre à faire : c'est un dimanche d'élections et tout est fermé ! D'ailleurs les résultats ne sont pas rassurants pour le président Evo Morales, au pouvoir depuis 2005 et premier président d'origine indigène. Il parait que le pouvoir l'aurait changé...

 

Le lendemain, nous passons la journée dans les beaux monuments de la ville : ce qui reste de l'église des jésuites, magnifique (ils fûrent explusés du nouveau monde pour avoir tenté d'éduquer les indigènes), le convent des franciscains, impressionnant (eux eurent moins de problèmes avec les colons), la cathédrale, etc.

 

Le mardi, nous partons tôt à la découverte des mines du Cerro Rico avec un guide très sympa, Marco. Les mineurs se sont regroupés en coopératives après les licenciements massifs de l'état, qui conserve encore quelques mines, mais très peu. Ceux qui ne travaillent plus pour l'état gagne très mal leur vie et travaillent dans les conditions archaïques. Nous passons d'abord au marché minier, le seul au monde où même un gosse pourrait acheter de la dynamite sans problème. On y vend des équipements, de la coca, des cigarettes, de l'alcool à 96º qui ne sert pas qu'à désinfecter, de la TNT, des pelles et des pioches, des lampes au chlorure de calcium pour détecter les gaz dangereux etc. Une fois à l'intérieur, on se rend compte des conditions de travail : ici on pousse des charettes de plusieurs tonnes, sans freins, on creuse à la pelle et à la pioche, on explose à la dynamite des petites veines de minerai en espérant que rien ne s'effondre. Heureusement, la mine que l'on visite est bien aérée et quelques systèmes électriques font leur apparition, ce qui n'est pas encore le cas de toutes les mines nous explique Marco. On a du mal á croire que les mineurs travaillent comme ça toute leur vie (réduite à 45 ans d'espérance à cause de maladies comme la silicose). Sous terre, le culte est voué au Tio, le diable personnalisé dont les statues peu rassurantes apparaissent de temps en temps. Parcourir la mine dans ces conditions ressemble à un vrai parcours du combattant !

 

 

Sorti de cet enfer, nous remercions Marco et partons visiter la Casa de la Moneda, où étaient frappées les pièces en argent. La aussi, on ressent bien l'esclavage qu'ont subit les indigènes pour fondre le métal et fabriquer les monnaies. Le bâtiment est immense (2 patés de maisons) et impressionnant.

 

Le patrimoine historique et culturel de Potosí est remarquable. Nous gardons une forte impression de cette ville, qui n'est pas prête d'oublier les horreurs qui s'y sont passées mais se résigne à survivre dans des conditions difficiles. Le tourisme semble beaucoup aider à la tâche. Le lendemain, nous partons pour la ville de Sucre, considérée comme le coeur du pays.



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Publié à 22:00, le 5/04/2010 dans Bolivie, Potosí
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Tupiza, le "far west" bolivien

 

A peine revenu du salar d'Uyuni, nous voilà partis vers la petite ville de Tupiza, plongée dans une vallée entourées de montagnes magnifiquement érodées par le temps. Milton et Karen, un jeune couple bolivien et guides dans la région acceptent de nous emmener à Tupiza (eux même reviennent d'un tour de 4 jours). La route (ou plutôt piste) est magnifique et un peu effrayante à la fois car il a plu la veille et plusieurs camions sont dans le fossé. Heureusement, Milton est un chauffeur professionnel et nous sort plusieurs fois du bourbier avec adresse ! Nous nous arrêtons même en chemin dans une petite chapelle dédié à San Cristobal, protecteur des voyageurs, pour un rituel intéressant : Milton nous donne à tous une grosse poignée de feuilles de coca. Il faut offrir les 12 plus belles à Cristobal et mettre tout le reste dans la bouche, comme un hamster, avec un petit catalyseur naturel. La salive fait alors son travail (et puis c'est bon pour le mal de l'altitude parait-il). Ensuite, nous allumons des cigarettes et les collons à la statue pour qu'elles se consument. Nous installons chacun notre tour des bougies et renversons un peu d'alcool autour. Martha réussira à casser le sérieux du rituel en enflammant le tout par accident ! Heureusement nous avions aussi de l'eau ! Au final, nous recrachons les feuilles et les donnons aussi en offrande. Avec tout cela, on devrait être tranquille jusqu'à Tupiza !

 

En arrivant, on se croirait dans le Far West : la montagne est littéralement mangée par tous les petits ruisseaux qui s'écoulent, laissant apparentes des formations d'ailerons rocheux rouge-ocres. Pendant 3 jours, nous partons en randonnée pour explorer à pied tous ces canyons, pics et crevasses hallucinantes. Paradis méconnus des touristes pour notre plus grand bonheur !

 

 

Nous commençons aussi à découvrir la vie bolivienne, plus calme que ses voisins du sud, et bien plus économique ! Les marchés populaires servent des bons repas pour 1€ et des empanadas pour 10 centimes ! On apprend aussi que la population va bientôt voter pour ses nouveaux maires et gouverneurs : la campagne bat son plein !

 

Le 3 avril au matin, nous partons pour Potosí, la ville mytique de l'argent. Seul problème, le bus n'arrive pas et la vendeuse de ticket a disparu. Pendant un instant, on croit à l'arnaque mais à force de patience, le bus arrive avec 2h de retard. Le trajet jusqu'à Potosí a beau être joli, on souffre un peu dans ce bus bringuebalant.



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Publié à 20:00, le 1/04/2010 dans Bolivie, Tupiza
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3 jours en 4x4 dans le sud bolivien

 

28 mars. 8h00. Une camionnette nous conduit tout droit vers les montagnes. Nous passons de 2300m à 4500m en 45min. Petit déjeuner au pied du volcan Licancabur (5900m) et formalités de passage de frontière au petit poste bolivien. Fini l'asphalte, devant nous se dresse une piste qui se faufille entre les lagunes et les montagnes. Notre groupe de 18personnes se divisent entre les 3 chauffeurs de 4x4 disponibles. Pour notre part, nous ferons la traversée avec une famille allemande de Munich ! Notre chauffeur Clemente est le plus expérimenté. Cela fait 30 ans qu'il fait le tour et ne se lasse toujours pas. Il nous explique tout d'abord que tous les 4x4 sont des Toyota, les seuls à supporter le sable, le sel et l'altitude. Néanmois, les pannes et autres problèmes mécaniques sont assez courant sur ce circuit.

 


Le premier jour, nous passons près de magnifiques lagunes colorées par les différents minerais qu'elles contiennent. Nous passons ensuite par un désert parsemé de roches et par le salar de Chalviry et ses sources chaudes, où un petit bain nous réveille agréablement. Secs, nous montons à 4900m pour admirer des geysers crachant leurs fumées puantes (soufre). La journée se termine en beauté à la laguna colorada pour observer des colonies de flamants roses ! Enfin, pas pour tout le monde car les pauvres parents de Veronika et Andreas ont le mal de l'altitude et ne passerons pas une bonne soirée ! Remède "miracle" de Clemente : macher des feuilles de coca et boire une bonne tasse de thé de la même feuille, ce qui a très bien fonctionné apparement !

 


Le lendemain, nous alternerons toute la journée entre déserts vides et arides, lagunes remplies de flamants roses et paysages volcaniques. On se sent vraiment au bout du monde, ou au milieu de ce que pouvait ressembler la terre à ses débuts. Le soir, nous partons dormir dans un hôtel de sel (si si, les murs sont en blocs de sel !), au pied du fameux salar d'Uyuni.

 

Dès les premiers rayons du jour, nous voilà partis sur le salar ! Quelle impression ! On se croirait sur un énorme lac gelé. Le salar est composé d'une couche de 7m de sel environ. Sa surface dépasse celle de 2 départements français à tel point que l'on peut observer la coubure de la Terre. En quelques endroits surgissent des îles comme de nulle part. On a vraiment l'impression d'être au milieu du néant, impression renforcée par le fait que nous ne croisons personne (vive la basse saison) !

 

 

En début d'après midi, nous visitons une carrière de sel au bord du salar et continuons ensuite notre route vers la ville d'Uyuni, où notre dernière visite nous ammène dans un cimetière de trains utilisés avant pour le transport du sel. Nous arrivons fatigués de ce voyage mouvementé de 3 jours, mais avec des superbes images en mémoire !

 

 



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Publié à 12:00, le 30/03/2010 dans Bolivie, Salar de Uyuni
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San Pedro, la "mecque" des touristes

 

A quelques kilomètres à l'Est de Calama se trouve le petit oasis de San Pedro de Atacama, coincé entre les Andes et le Salar (mer de sel) d'Atacama. Petit oasis tranquille de belles maisons en adobe où vivent 4000 habitants...et peut être 10 fois plus de touristes en haute saison ! Ça casse tout de suite le charme. Heureusement, nous y arrivons en période basse, et les agences se plaignent qu'il n'y a plus personne à cause du tremblement de terre. Néanmoins, l'ambiance du village n'a rien d'authentique.

 

 

 

Nous apprécierons tout de même la session de "sandboard" tout l'après midi (petite compensation pour ne pas être aller skier dans les Alpes cette année) et le coucher du soleil sur la fameuse cordillera del sal en sirotant un pisco frais.

 

 

Le lendemain, nous visitons le musée d'un jésuite Belge archéologue qui a entre autre découvert plusieurs momies très bien conservées (un peu comme celles que nous avons vues à Salta de l'autre coté de la cordillère) et nous passons l'après midi à flâner dans un oasis voisin transformé en verger. Nous aurons d'ailleurs la chance de parler avec un jardinier qui nous fera goûter ses meilleures poires et coings tout en nous explicant qu'il vient ici le week end et qu'en semaine, il est chauffeur de bus entre Calama et Chuquicamata.

 

C'est donc notre dernier jour au Chili car demain, nous partons pour la Bolivie ! Nous quittons  un pays qui nous a très bien accueilli et nous a impressioné quant à la diversité de ses paysages , de ses climats et de ses cultures, étalées sur une bande de terre de plus de 4000km ! Ce n'est pas le pays où nous avons passé le plus de temps, mais nous en garderons un bon souvenir.



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Publié à 20:00, le 27/03/2010 dans Chili, San Pedro de Atacama
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La mine géante de Chuquicamata

 

 La route entre Valparaiso et Calama est assez longue (24h). C'est sûrement le trajet en bus le plus long de notre voyage : 1500 km d'un coup. Nous passons de la 5ième à la 2ième région dans un bus grand luxe où les sièges molletonnés s'inclinent presque à l'infini ! Nous arrivons de bon matin à Calama (2300m d'altitude), accueillis par le froid et le soleil levant qui tente de nous réchauffer. A 12h part un bus pour la proche mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde.

 

Nous retrouvons ici le climat désertique que nous avions laissé dans le nord ouest argentin, qui n'est pas si loin d'ailleurs ! Par contre, la ville en elle même n'a aucun charme. Elle commence même à être sérieusement polluée par les mines environnantes.

 

Nous partons donc visiter l'une d'entre elles, Chuquicamata, qui accumule des chiffres ahurissants. Ouverte en 1915 par une compagnie américaine, elle fonctionne à plein régime et emplois des milliers de chiliens dans des conditions atroces. En 1971, la mine est nationalisée par le gouvernement Allende. Les conditions de travail semblent aujourd'hui s'améliorer, surtout depuis l'ascension du cours du cuivre. En 2007, le village minier de Chuquicamata est évacué pour cause de pollution et aujourd'hui presque entièrement enseveli sous les déchêts. La guide explique seulement que le village était trop près de la mine : politiquement correct !

 

 

 

Les dimensions de la mines sont impresionnantes:  5 km par 3 km, profondeur de plus d'1km. La mine emploit plus de 20000 chiliens, et fonctionne 24h/24 avec une centaine de camions aussi gros que des immeubles qui transportent facilement 400 tonnes de minerai par voyage (ces gourmants consomment chacun 4000L de diesel par jour...). On se sent tout petit dans le bus de visite lorsqu'un de ces mastodontes nous double ! Chaque jour, 1500 tonnes de cuivre sont extraites des entrailles de la terre (la mine devrait gagner encore 1km de profondeur dans les prochaines années).

 

 

Un pneu d'un des camions de Chuquicamata ! Visez la taille.

 

Et ou va tout ce cuivre alors ? Question classique. La moitié en Asie, le tiers en Europe, un peu aux États Unis et 2% au Chili...

 

 

 

 

 



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Publié à 23:00, le 25/03/2010 dans Chili, Calama
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Point de passage



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Publié à 01:00, le 20/03/2010 dans Chili, Valparaíso
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Centre du Chili : Santiago et Valparaiso

A la suite du tremblement de terre, la route entre Pucón et Santiago est en effet gravement touchée. Nous mettrons 20h au lieu de 10h pour rejoindre la capitale, où nous terminerons notre nuit dans la gare routière parmis tous les autres voyageurs (il y a comme une ambiance de camp de réfugiés :) ).

 

Nous passerons quelques jours à Santiago, où les bonnes et mauvaises surprises s'entremêlent. Tout d'abord, on ressent tout de suite le changement de climat : ici c'est un grand soleil qui nous accueille avec 32 à l'ombre. Contrairement à ce que l'on nous avait dit, la ville n'est pas si polluée et nous la trouvons plus charmante que sa voisine Buenos Aires. Mais malheureusement, la plupart des musées et monuments touristiques sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Nous pourrons tout de même nous ballader dans le centre historique et profiter du très intéressant  musée d'art précolombien avant d'admirer le beau coucher de soleil depuis la colline San Cristobal. Nous aurons aussi l'occasion de visiter la seconde demeure du célèbre poête et politicien Pablo Neruda : La Chascona,  en référence au cheveux frisés de sa troisième femme Matilde. La maison est très originale, en forme de bateau et remplie d'objets loufoques, mais elle fut malheureusement saccagée par les militaires au lendemain du coup d'état du général Pinochet en 1973 (Pablo Neruda était communiste et condamné par le régime de Pinochet). Des 9000 livres de sa grande bibliothèque, 7000 furent brulés.

 

Rapidement, nous décidons de rejoindre la côte et le fameux port de Valparaiso. Valaparaiso est une ville portuaire à deux vitesses. Le centre, situé le long du port, est plat, étroit, rectiligne et congestionné alors que les très proches collines sont plus tranquilles mais de vrais labyrinthes ! Une seule règle pour retrouver le centre : descendre les milliers d'escaliers qui se faufillent entre les maisons à l'architecture hasardeuse en flan de colline, aidés par quelques funiculaires plus ou moins entretenus. Nous avons du mal à imaginer comment ces maisons ont pu résister au tremblement de terre (qqes une sont tout de même à terre).

 

 

Le charme de la ville est définitivement les heures de ballade possible à travers ces chicanes, ces maisons multicolores et ses peintures murales que les étudiants s'amusent à croquer tout l'après midi. Ici aussi Pablo Neruda avait une maison, la Sebastiana, aussi tranformée en musée. On y apprend beaucoup plus sur la vie du poête, régulièrement en fuite ou en exil pour ses idées politiques, mais aussi ambassadeur en France lors du gouvernement communiste de Salvador Allende. Il meurt d'une crise cardiaque au lendemain du coup d'état, avant que ses maisons soient saccagées. Nous partons ensuite à la connaissance de Lukas, un immigré italien qui devint célèbre pour ses caricatures dans le journal national. Quelle est ma surprise lorsque dans le musée je tombe façe à façe avec une exposition temporaire d'Alfred Jarry ! La culture lavalloise rayonne jusqu'à Valparaiso !

 

 

L'évênement phare de la ville est la fête du nouvel an qui attire ici une bonne partie de la population chilienne et internationale. Après quelques jours à profiter du climat doux de Valparaiso, nous mettons maintenant cap au nord du Pays vers la région de Calama !



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Publié à 12:00, le 15/03/2010 dans Chili, Santiago du Chili
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Un séjour prolongé à Pucón (tremblement de terre !)

 

Arrivés le 26 février à 20h30 à Pucón, il nous reste 30min pour installer la tente avant la tombée de la nuit. Heureusement, un camping tout simple et pas trop cher nous accepte juste à coté de la gare routière. Nous nous installons donc et préparons notre planning du lendemain. S'il fait beau, nous tenterons l'ascension du volcan Villarrica (toujours en activité). Sinon, nous nous contenterons de visiter à pied ou en vélo les alentours et faire un tour aux fameuses thermes naturelles. Le plan est de partir le 27 ou 28 au soir vers Santiago.

 

Après avoir assisté à un concert gratuit au stade municipal (ici aussi on fête l'anniersaire de la ville, décidément...), nous partons nous coucher vers 1h du matin. 2h30 plus tard, Martha me réveille assez brusquement. J'ai la bizarre impression que nous sommes en mouvement, comme dans un train ou un bus sur une voie mal entretenue. Plus les secondes passent et plus je deviens conscient que nous sommes dans une tente et que ce n'est pas normal ! Alors que le mouvement s'amplifie jusqu'à vraiment faire peur, Martha me dit que c'est un tremblement de terre. Effectivement, cela ne peut être que ça. Ca bouge de haut en bas et de gauche à droite dans un bruit sourd. On pense tous les 2 à ce qui pourrait nous tomber dessus, mais heureusement il n'y a aucun mur et aucun grand arbre à coté de la tente. Personnellement, je prie pour que ce ne soit pas le volcan qui soit entré en éruption. 2 minutes plus tard, dès que le mouvement se calme, je m'habille et sors de la tente pour en savoir plus : Tout le monde est dehors et la propriétaire du camping nous explique qu'elle n'avait pas vécu un tel tremblement de terre depuis le grand séisme de Valdivia en 1960 (le plus fort jamais enregistré au monde). Je retourne ensuite "dormir" pendant qu'un groupe veille dehors. Pendant la nuit, nous ressentons quelques répliques plus ou moins fortes et de la lave sort du volcan, rien de bien rassurant !

 

 

Heureusement, les choses vont en se calmant. Le lendemain vers 10h, nous partons pour l'office de tourisme afin d'avoir plus d'informations : l'épicentre est à Concepcion (8.8 sur l'échelle de Richter, 7.9 ici à Pucón ), il n'y a pas de risque volcanique (d'ailleurs le magnifique volcan Villarrica à l'air très calme, avec juste un peu de fumée au dessus du cratère), et la route est coupée jusqu'à Santiago, plusieurs ponts étant tombés. Nous sommes donc bloqués ici quelques jours, avec l'éléctricité intermittente mais heureusement accès à l'eau et aux supermarchés !

 

 

Nous passons donc quelques jours à nous reposer aux thermes et à nous ballader un peu autour de la ville avant de prendre un bus jusqu'à Santiago le 3 mars au matin, où la vie a peu à peu reprit son cours normal. Le trajet durera plus longtemps que prévu mais nous devrions arriver avant le 5 mars.

 

 

 

 



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Publié à 20:00, le 1/03/2010 dans Chili, Pucón
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Valdivia, capitale de la région des fleuves

 

Nous voilà donc de retour au Chili après un mois passé à El Bolsón en Argentine. Nous ne sommes plus que 2, Martha et moi (Romain) pour une durée indéterminée. Valdivia est la ville la plus agréable de la région (pas vraiment de concurrence) et sa situation géographique est assez originale : elle est traversée par 3 fleuves qui se rejoignent dans le rio valdivia avant de se jeter dans le Pacifique. La ville fut crée au XVIème siécle par Pedro de Valdivia, qui fonda aussi la capitale de Santiago. Elle fût ensuite détruite par les indiens Mapuches (la résistance mapuche à la colonisation espagnole fût la plus longue et féroce du continent, active jusqu'au XIXème siècle) et reprise ensuite difficilement par les espagnols. Aux lendemains de l'indépendance du pays, le Chili fit appel avec succès aux allemands pour peupler la région et lutter plus efficacement contre les aborigènes. L'influence allemande est d'ailleurs bien présente, notament par la présence de la fameuse brasserie Kunstmann ;).

 

A notre arrivée, nous aurons la chance d'assister à la "semaine valdivienne" (anniversaire de la ville) : musique, concerts, spectacles de rue toute la semaine, feux d'artifice et bateaux illuminés le samedi soir. Nous passerons aussi une journée sur la côte pacifique, du coté de Niebla, pour apprécier les belles plages et ruines de forts espagnols de la région. Le vendredi 27 février dans la soirée, nous partons vers la petite ville touristique de Pucón, notre dernière étape avant de rejoindre Santiago.

 



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Publié à 17:00, le 25/02/2010 dans Chili, Valdivia
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le CIDEP à el Bolsón


Nous voici enfin arrivés au CIDEP (Centre d'Investigation, de Développement et Enseignement en Permaculture - www.permaculturadelsur.org.ar), avec 15 jours de retard sur le planning initial. Nous comptions passer 15 jours ici mais la bonne ambiance et le travail intéressant du centre nous a convaincu de rester presque 1 mois !

 

 

Tout a bien commencé puisque nous sommes arrivés au final d'une formation d'une semaine en Permaculture (fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture), célèbrée par une énorme curanto végétarien dont nous serons amicalement conviés. Le lendemain, on nous explique un peu l'organisation locale. Le but du centre est de tendre à un impact zéro sur l'environnement, une autosufficience énergétique et alimentaire, tout en gardant une économie externe ¿vente de produits agricoles par exemple) pour ce qui est difficile à produire sur place. Vivent ici quelques membres permanents, une demie douzaine, qui ont chacun leur spécialité : cuisine et jardin, construction, administration etc. Le lundi et mardi sont dédiés au jardin, le mercredi et jeudi à la construction naturelle et le vendredi à l'horticulture et élevage de graines. Ensemble avec les volontaires, nous décidons chaque semaine des responsabilités supplémentaires de chacun : qui s'occupe des toilettes sèches, de la préparation des repas, des douches solaires (fonctionnent aussi au bois) et de la propreté générale.

 

Le deux premières semaines nous ont permis de nous familiariser avec ce mode de vie. Ici, on mange très bien végétarien, sans produits laitiers ni oeufs. On travaille du lundi au vendredi et le week end est libre pour tout le monde. Nous en profiterons pour nous ballader dans les magnifiques montagnes qui entourent cette petite bourgade (Mont Piltriquitron, cajón del Azul) où flâner à la feria du samedi en retrouvant Elsa et Julien (amis de Romain). L'esprit d'El Bolsón est vraiment particulier, très tranquille, très tolérant et protecteur de la nature. On a un peu l'impression de vivre dans un bled de 68ard à la mode. Au Cidep, nous apprenons beaucoup sur l'agriculture naturelle (voir Masanobu Fukuoka) et la construction naturelle (Gernot Minke) entre autres.

 

 

La dernière semaine est consacrée à une longue formation organisée par le CIDEP : Bioconstruyendo Patagonia (www.bioconstruyendo.org). Nous interviendrons en tant que volontaires : Martha et Vanessa aideront les stands de construction pendant que Ludo et Romain seront en cuisine pour préparer les repas ! Une fabuleuse expérience entourés de personnes très sympatiques qui nous ont aidé à surmonter la fatigue de ces quelques jours. En plus, nous sommes en photo à la une du journal local ! 

 

Les stands et présentations orales furent très intéressante dans l'ensemble (quelques déchets tout de même, notament l'intervention d'un illuminé qui prévoit la fin du monde en 2012 et pense que la planête est habitée de géants...). Le 20 au soir, une formidable soirée pizza-danse-musique venait conclure la semaine de formation. Le lendemain, une fois les stagiaires repartis, la vie tranquille de la chacra (ferme) reprenait son cours, avec une envie pour tout le monde de se reposer.

 

En discutant sur la continuation du voyage, on se rend compte que Ludo et Vanessa ne se sentent pas à l'aise avec le planning initial et préfèrent prendre plus leur temps. Après une longue et bonne réflexion, nous décidons donc de séparer le groupe ! Ce sera avec plaisir que nous nous retrouverons si possible ailleurs sur le continent. Mais pour l'instant, Romain et Martha partent pour le Chili (Valdivia) et Ludo et Vanessa restent à El Bolsón jusqu'à une date indéterminée.

 

 

 

 



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Publié à 22:00, le 15/02/2010 dans Argentine, El Bolsón
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Chiloé et la région chilienne des lacs

 

Nous arrivons le 15 Janvier au matin à Puerto Montt et tentons de planifier notre séjour dans la région des lacs avant de rejoindre le CIDEP (Centre d'Investigation, de Développement et d'Enseignement en Permaculture) à El Bolsón (en Argentine) le 27 Janvier. Nous pensons y passer 15 jours en tant que "volontaires" : nous travaillerons et apprendrons sur ce style de vie respecteux de l'environnement en échange d'une pension complète ! La première partie du séjour seras consacrée à la visite de la brûmeuse et mystique 'île de Chiloé, la plus grande île du continent après la Terre de Feu. Ensuite nous passerons quelques jours autour du lac Llanquihue avant de commencer une longue randonnée à travers la cordillère des Andes pour rejoindre l'Argentine.

 

L'archipel de Chiloé (le lieu des mouettes) fut habité par les Huilliches sur l'île principale et par les Chonos autour des petites iles de la mer intérieure. Les Chonos, peuple nomade beaucoup moins développé, vivaient de la pêche principalement. Cette île, qui ressemble très fortement à la bretagne, fût découverte par les espagnols au XVIeme siècle. S'en suivit quelques expéditions hollandaises sans succès avant la colonisation espagnole et ensuite l'indépendance de Chili (Chiloé fut le dernier bastion espagnol). Les gens y sont très croyants et le catholicisme se mélange à beaucoup d'autre mythes bien encrées dans la culture des Chilotes : les sorciers, le bàteau fantôme, la sirène, le "trauco" (un vilain nain qui féconde les jeunes vierges en les ensorcellant). L'île est aussi connue pour l'architecture très spéciale de ses "palafitos" (maisons sur pilotis) et de plus de 150 églises. 16 d'entres elles sont d'ailleurs inscrites au patrimoine de l'Unesco. Elles furent construites tout en bois et sans clous par les Jésuites et les Franciscains. Une prouesse architecturale d'autant plus qu'elles résistèrent au plus grand tremblement de terre de "l'histoire" (Valdivia - 1960 - 9,6 sur l'échelle de Richter). Enfin, on ne passe pas à Chiloé sans goûter à la gastronomie locale, complètement différente de celle des voisins transandins : On y mange du poisson (saumon, merluse), des fruits de mer et le fameux Curanto (légumes et viandes cuites sous terre avec des pierres chaudes), le tout accompagné de liqueurs savoureuses comme la licor de oro.

 

Nous avons tout d'abord visité Ancud avant de filer vers Quemchi, un village de pêcheurs très agréable. Le lendemain, un dimanche, nous nous rendons compte que c'est le jour des élections présidentielles et qu'aucun bus ne circule ! Nous tentons tant bien que mal de faire du stop et en 4 trajets plus 2h de marche, nous atteignons le petit village de Tenaún en fin d'après midi. Fatigués, nous admirons la superbe église sous la pluie et allons installer notre tente chez l'habitant. Nous y découvrirons assis devant la télé, à coté du feu, le nouveau président chilien : le milliardaire Piñera (qui gagne en jouant la carte du "changement"). Hernan, notre hôte, nous emmène le lendemain à visiter une île proche et à pêcher avec lui (illégalement car il a déjà dépassé son quotas), une belle ballade !

 

 

La prochaine étape est la grande île de Quichao. Nous plantons les tentes dans le petit village d'Achao et restons une journée pour se promener. Une formule vélo+kayak retient notre attention : c'est peu être le meilleur moyen de découvrir l'île, et effectivement, nous ne regrettons pas les montées et descentes de collines qui donnent sur des points de vue admirables ! Les guides nous feront même goûter à la fin la chicha de manzana : le cidre artisanal du coin.

 

Nous partons ensuite pour la capitale de l´île : Castro. Il est très difficile de trouver un camping et après 1h de recherche, nous trouvons hôte chez un couple qui nous propose 2 chambres pour le prix d'un camping : parfait ! L'église de Castro est la plus grande et la plus impressionante de l'île par son ambiance completement boisée. Les quais de la ville présentent une grande quantités de palafitos multicolores où il fait bon se promener. La feria de la ville est un excellent endroit pour déguster des produits de la mer et goûter aux meilleures liqueurs de l'île !

 

 

Nous quittons finalement Chiloé le 20 Janvier pour rejoindre Puerto Varas, une ancienne colonie allemande (il y en a beaucoup dans la région), où nous passons une chouette journée à faire du canyoning avec comme guide un français installé ici. Puerto Varas est au bord du lac Llanquihue et depuis la plage on peut observer le magnifique volcan Osorno, cône presque parfait recouvert d'une couche de neige uniforme. Ici, pas de camping non plus, mais nous arrivons encore à trouver un hostel qui nous propose 2 lits pour nous 4. On s'en sort encore pas mal !

 

 

Le 22 janvier commence alors notre aventure vers El Bolsón ! Un premier bus nous emmène à Cochamó, un magnifique village au milieu des montagnes de la cordillère. D'ici partent de nombreuses randonnées vers les montagnes et vallées aux alentours. Nous y restons une journée et recoltons des informations utiles sur la traversée de la cordillère. Installés sur la plage, nous en profitons pour faire une sieste réparatrice, malheureusement interrompue par des sortes de grosses mouches et mini taons qui viennent nous piquer . Nous aurons ce problème jusqu'à la frontière ! Le lendemain, un autre bus nous emmène jusqu'au lac Tagua Tagua, on l'on prend un petit ferry pour effectuer la traversée (pas d'autres moyens). De l'autre coté, un dernier bus effectue le trajet du lac vers les derniers lieux de concentration humaine de la région. Nous atteignons le primer corral en fin de journée, sans avoir dépensé beaucoup d'énergie, et campons chez l'habitant. Nous avons d'ailleurs beaucoup de mal à communiquer car l'accent des locaux est vraiment spécial. Même Martha ne comprend pas tout !

 

Le lendemain (24 Janvier), nous partons marcher vers le Rio Puelo en debut d'après midi. Nous avons vraiment l'impression de marcher à travers un petit coin de paradis ! Tout est tranquille et magnifique... En début d'après midi, nous partons rejoindre le Lago Azul, notre prochaine étape. Malheureusement, un mauvais chemin nous retarde de quelques heures (il faut dire que la signalisation est au niveau 0 et qu'il y a des départs de chemins partout !). Nous arrivons finalement au lac Azul très fatigués vers 20h30, tout juste pour saluer Don Gallardo, qui vit seul avec sa famille dans ce petit paradis. Le lieu est vraiment magnifique. Le 25, nous partons tôt pour une journée de marche vers le lac Rocas à travers des paysages variés : prairies, forêts, jungle, et quelques fermes...

 

 

La journée la plus dure fut la dernière. Depuis le lac Rocas, nous décidons de marcher jusqu'à la frontière pour rejoindre le poste de gendarmerie argentin (5h). Nous passons au petit poste de frontière chilien et commençons une marche difficile de montées et descentes le long du lago inferior. Les réserves de vives sont au plus bas et nous ferions bien de retrouver la civilisation le soir même. Comme prévu, nous franchissons la frontière en 3h et arrivons 2h plus tard à la gendarmerie.

 

 http://www.dailymotion.com/video/xc0jhr_paso-el-bolson_people

 

Mauvaise nouvelle, il est interdit de prendre un bâteau ici (il faudrait pour cela attendre le lendemain). On nous annonce qu'il est possible de terminer en bâteau depuis un autre quai à 6km d'ici !! Au final, après une pause baignade dans le lac Puelo, nous repartons pour 1h30 de marche, épuisé, vers ce fameux quai. De là, un zodiac nous emmène à a plage touristique du lac Puelo. Quelle surprise de voir tout ce monde en maillot de bain, assis tranquillement sur la plage, avec au fond des voitures, des bars, restaurants et campings ! Retour assez brutal à la civilisation. On achète des glaces, des chips et des Alfajores histoire de se faire plaisir et rejoignons El Bolsón en bus le lendemain !

 

 



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Publié à 17:00, le 22/01/2010 dans Chili, Castro
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Une croisière sur le ferry Navimag

Passage express à Puerto Natales avant d'embarquer pour 3 jours et 4 nuits à bord du ferry "Evangelistas" de la compagnie Navimag. Cette compagnie de transport maritime s'est récemment ouverte avec succès au transport de touristes de Puerto Natales à Puerto Montt. C'est devenu une option très prisée pour accéder à la region de Magallanes depuis la région des lacs chilienne.

 

 

 

Nous rêvions depuis longtemps de cette croisière sans grand luxe, mais tranquille et reposante pour tout le monde. La première bonne nouvelle, c'est qu'on nous offre une cabine pour 4 personnes au lieu des dortoirs. L'autre bonne nouvelle, c'est que les repas sont bien garnis et l'on peut en redemander ! Et quel bonheur de dormir dans un vrai lit, cela nous manquait vraiment. Le programme est intéressant : exposés et presentations sur le Chili, films le soir, Pub-discothèque à disposition, visite du glacier Skua et du petit port de pêche perdu au milieu des fjords patagons : Puerto Eden. C'est certainement l'un des villages les plus reculés du monde, à quelques jours de bâteau de la civilisation. Pas de route, pas de voitures, seulement quelques passerelles en bois, des maisons de tôle et des bâteaux de pêche. On y trouve la dernière communauté d'indiens Kaweskars (moins d'une dizaine...), qui ont habité la region pendant des milliers d'années. Le village est charmant mais la pluie et la triste mine des habitants font penser que le nom du port est peut être mal choisi.

Le passage du golfe de "penas" laissera des marques chez les passagers sujets au mal de mer, comme martha, qu'on ne verra que très peu cet après midi là. Heureusement, le dernier jour de traversée fut ensoleillé et nous pûmes profiter du pont extérieur avant d'arriver à Puerto Montt.

Il est interessant de voir que les cartes chiliennes mentionnent quelques régions en commun avec l'Argentine, comme le champ de glace sud ou l'antarctique !

 

 

 

 



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Publié à 16:00, le 14/01/2010 dans Chili, Puerto Montt
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Entrée au Chili et parc Torres del Paine

 

Nous quittons Ushuaia le 4 Janvier de bon matin pour un nouveau voyage en bus de plus de 12h ; et pas des plus agréables, car la route n'est en général que piste de graviers. Une première pause nous est accordée au poste frontière fuégien entre l'Argentine et le Chili, et une autre pendant la traversée du détroit de Magellan en Ferry, où nous pourrons observer quelques magnifiques dauphins de Commerson. Le bus nous dépose en fin d'après midi à Punta Arenas, une grande ville sans grand intérêt. Nous filons le lendemain à Puerto Natales, la porte d'entrée du fameux Parc "Torres del Paine", le meilleur parc d'Amérique du Sud parait-il !

 

A l'entrée du parc, nous nous rappelons les dires d'un touriste français "Ah oui, Torres del Paine, les montagnes les plus chères du monde !". Il est vrai que les prix sont exorbitants et qu'il vaut mieux camper dans les refuges d'altitude gratuits et se cuisiner ses repas ! Heureusement, on nous a aussi vanté ses paysages magnifiques. Il existe deux circuits de plusieurs jours : le "grand circuit" de 7 à 10 jours et le circuit "W", de 4 à 5 jours. Ne restant que 6 jours, nous ferons le W avec en bonus une partie du grand circuit. Le parc a beau accueillir plus de 200 000 visiteurs chaque année, il est tellement grand que les sentiers sont assez tranquilles, surtout dans la zone du grand circuit, où l'on croise seulement des baroudeurs pure souche. Les montagnes du parc sont indépendantes de la cordillère des Andes. Elles furent formées il y a 12 millions d'années par une poussée de magma qui se solidifia sous terre avant que les sédiments ne glissent sous l'effet de la gravité et mettent à nu ces pics de roche dure.

 

Notre première étape est le campement Torres, à 800m d'altitude. C'est un peu difficile avec ces sacs énormes remplis de vêtements et de nourriture pour 5 jours... Le lendemain, on se lève à 4h30, munis de frontales, pour commencer l'ascension du mirador "Torres", le plus connu d'entre tous. Le jour se lève à peine et nous profitons d'une vue exceptionnelle sur ces tours de granit tellement impressionnantes ! On en oublierait presque que la température frôle les -5ºC !

 

 

La marche suivante vers le camping Cuernos est plus facile, mais les paysages restent à couper le souffle : vue sur le lac Nordenskjold, d'une couleur turquoise, et sur les collines de sédiments qui affichent fièrement leurs différentes couches multicolores. Arrivés au camping, nous décidons de tester le repas au restaurant. Soupe, hachis Parmentier, salade de fruits... Pas mieux que ce qu'on peut se cuisiner nous même ! Le seul avantage d'un tel camping est bel et bien qu'on peut prendre une bonne douche chaude. Fait remarquable : le lendemain matin, aucune souris n'est venue ronger nos boites de conserve, mais un oiseau a déposé sa fiente dans la tasse de thé de Ludo ! Nous partons ensuite pour le campement "britannique", au fond de la vallée du français, dominée par un majestueux glacier du même nom. La aussi, les points de vue sont impressionnants. Pendant la nuit, des oiseaux nous privent de quelques boites de conserve et de concentré de jus de fruits mais heureusement, le prochain camping, Pehoe, possède un "mini market" pour acheter des vivres.

 

 

 

 

La dernière étape de notre séjour-aventure nous emmene au glacier Grey, au moins aussi immense que le Perito Moreno. De plus, on peut cette fois le voir de haut et apercevoir le champ de glace patagonique que se partagent le Chili et l'Argentine. Le dernier jour, nous aurons le temps de  marcher un peu le long du grand circuit jusqu'au "paso", où nous attend une tempête de neige assez violente : pas la peine d'aller plus loin !

 

 

 

Le même jour, nous revenons éreintés au camping Pehoe pour une dernière nuit salvatrice. Le lendemain, un bâteau nous ramène à l'entrée du parc et nous prenons un bus pour Puerto Natales. Fini le thon, la soupe, le riz et les pâtes, nous allons nous refaire une santé à bord du ferry Navimag !

 

 

 



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Publié à 18:00, le 7/01/2010 dans Chili, Parc national Torres del paine
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Nouvel an à Ushuaia !

 

Bonne année et bonne santé à tous !

 

"El fin del Mundo" nous avertissent la plupart des panneaux de la ville d'Ushuaia (60 000 habitants). Il est vrai que nous sommes au 55ème parallèle sud et que plus au sud, à part le petit village de Puerto Williams (Chili) et quelques ports militaires, il n'y a que l'antarctique...

 

Nous arrivons un peu tard en ce 31 Décembre 2009 et il nous reste bien peu de temps pour s'installer et trouver un restaurant avant les 12 coups de minuit. "Heureusement", nous trouvons hôte 10 minutes avant ! Le temps de s'installer, on nous sert directement une coupe de champagne et nous trinquons à la nouvelle année avec un autre groupe de français, pris de court eux aussi. La nuit est à peine tombée qu'après le repas, nous continuons la soirée dans quelques bars de la ville qui, ce soir en particulier, donne l'impression d'accueillir des voyageurs du monde entier. Nous retrouvons par hasard un ami argentin rencontré dans le bus, Lucas, qui nous convie avec joie à son repas de famille du 1er de l'an. Il est 4h30 du matin et il fait presque completement jour ! Signal qu'il est déjà temps d'aller se coucher.

 

 

Vidéo de notre bain le plus austral de notre vie :

http://www.dailymotion.com/video/xbpo50_feliz-ano-2010-desde-el-fin-del-mun_people

 

Rester quelques jours à Ushuaia consiste tout d'abord à profiter d'une nature australe pas tout à fait apprivoisée. Nous avons vraiment l'impression que les 4 saisons peuvent ici défiler en une journée. Après un repos mérité le 1er janvier (nous flanerons le long des plages environnantes), nous partons en excursion le lendemain vers la "isla H", où une guide très interessante nous présente la faune et la flore de la région, ainsi que le peuple aborigène qui a vécu autour du canal de Beagle pendant plus de 7000 ans : les Yámanas. Nous découvrons par exemple une baie comestible au goût apparenté à la pomme, la Chaura, et observons de très près une colonie de cormorans et une autre de lions de mer plutôt fénéants ! Faits interessants: les Yámanas vivaient nus (pour se sécher plus rapidement après la pluie) et se protégeaient du froid en s'enduisant de graisse de lion de mer, leur principale source de nourriture. Ils étaient nomades et se déplaçaient en canöe, avec la famille au complet à bord autour d'un feu entretenu en permanence. Leur température corporelle était 2ºC plus élevée que la notre. Au final, après quelques années d'occidentalisation, ils finirent par presque tous disparaitre : la dernière survivante, qui vit à Puerto Williams, n'a que des enfants "métissés".

 

 

Nous avons gardé le meilleur de notre séjour à Ushuaia pour la fin : la visite d'une colonie de pingouins de maggelan sur l'ile du marteau. Après un rapide passage à l'estancia Haberton, la plus vieille de l'île (fondée en 1886 par Thomas Bridge, l'un des rares à avoir communiqué avec les yámanas et parlé leur langue), nous sommes restés bouches bées devant ces petits pingouins tout mignons qui vivent ici pendant l'été. L´hiver, ils passent leur temps dans l'océan à remonter l'atlantique jusqu'au Brésil ! Quelle émotion de marcher autour d'eux, à moins de deux mètres ! De loin, on peut même apercevoir la 2nde colonie de l'île, des pingouins "papua".

 

 

L'après midi, c'est la course aux musées ! Le plus intéressant est surement le musée maritime : ancien bagne reconverti en plusieurs musées et galleries d'art, on y passerait des heures ! Ici fut enfermé pendant des années le fameux Petiso Orejudo, serial killer national.

 

Le lendemain, nous partons très tot vers le Chili (qui se partage la terre de feu et la patagonie avec l'Argentine) pour une semaine de randonnée au fameux parc Torres del Paine !

 

 



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Publié à 02:00, le 1/01/2010 dans Argentine, Ushuaïa
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Passer Noël dans le parc national des Glaciers


 

Joyeux Noël à tous !

 

Après 2 jours de repos dans une estancia perdue à 30km au sud de la petite ville de Perito Moreno, en plein coeur de la Patagonie, nous arrivons à El Calafate le 24 décembre de bon matin. Le trajet entre Perito Moreno et El Calafate est une expérience inoubliable dans cette Patagonie déserte, plate et ventue où le bus ne tourne jamais. Les kilomètres se suivent et se ressemblent au point que voir une colline dans le paysage est tout un spectacle...

 

 

 

 

El Calafate, ancien pueblo au carrefour des estancias de la région et qui organisait les exportations de laine et de viande s'est récemment développée grâce au tourisme. En effet, la ville est proche du parc national des glaciers, le plus grand espace de glace continentale au monde après l'Antarctique et le Groenland. La ville est de plus située au bord du lac Argentino, magnifique par sa couleur définitivement turcoise ! Nous aprenons que cette couleur est dûe au fait que le lac est alimenté par des glaciers qui draine une grande quantité de sédiments qui restent en suspension dans l'eau. 

 

Mais la priorité du jour est de passer un bon reveillon de noël. Nous trouvons un camping sympa et peu excentré, avec barbecue, afin de se préparer un très bon repas. Ici, la lumière du jour perdure jusqu'à 23h, ce qui nous aide à passer une bonne soirée près du feu ;). Le lendemain, nous allons chercher Vanessa à l'aéroport avec une voiture que nous venons de louer. Le programme de la journée est chargé : visite du lac Roca, repas de noël dans une Estancia (asado de cordero s'il vous plait !) et visite du fameux glacier "Perito Moreno" ! Nous aurons l´honneur de déboucher le champagne devant cette merveille de la nature, presque vivante tant les mouvements de glace s'enchaînent dans un grondement continu. Nous sommes littéralement stupéfaits par la majesté de cet avancée de glace. Bien que le glacier avance, des morceaux se détachent régulièrement, ce qui rajoute au spectacle déjà époustouflant.

 

 

 

Nous repartons tard dans la nuit, en se rendant compte que les lapins suicidaires sont de retour, se jetant sous les roues de la voiture tels des insectes attirés par la lumière. Nous arrivons tant bien que mal à les éviter mais l'un d'entre eux, malchanceux, nous détruit le parechoc avant... Nous perdrons ensuite la matinée du 26 à gérer les histoires d'assurance ! Dans le stress ambiant, Romain rate le bus qui nous emmène à El Chalten, la prochaine étape du Parc National. 2h à faire du stop le long de la route lui permettront de rejoindre le groupe (merci aux touristes français qui accepteront de le prendre).

 

On dit en argentine qu' El Chaltén est la capitale nationale de la randonnée en montagne. Il faut avouer que "l'offre" est assez impressionnante. En quelques jours de randonnée, on peut profiter de multiples panoramas sur la magnifique montagne Fitz Roy (Le célèbre capitaine du Beagle lui donna son nom), le glacier Torre, la montagne du même nom et les lacs et forêts environnants. Il est intéressant de mentionner que le mont Fitz Roy était appelé Chaltén (la montagne qui fume) par les aborigènes, tant les jours où il se voit nuageux sont nombreux. Partir quelques jours en randonnée implique d'alléger les sacs à dos au maximum, emmener la nourriture suffisante et prévoir des sacs poubelles pour ramener tout les déchets au village. La randonnée fût assez fatigante et les températures, bien que l'été vient de commencer, baissèrent régulièrement en dessous de 0C. Cependant, les paysages sont magnifiques et nous ne regrettons pas cette aventure à deux pas de l'énorme "champ de glace sud".

 

 

 

Le lendemain, de retour à El Calafate, nous partons directement vers Ushuaia, la capitale argentine de la Terre de Feu, pour passer le nouvel an !



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Publié à 01:00, le 26/12/2009 dans Argentine, El Chaltén
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Nous sommes maintenant au complet !

 

Bonjour à tous !

 

Nous voici donc au complet après quasi 3 mois de voyage ! Vanessa est arrivée le 25 décembre à El Calafate où nous avons passé un très bon Noël.



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Publié à 18:00, le 25/12/2009 dans Argentine, El Calafate
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Le parc national des Alerces

Nous voici maintenant à Esquel ! La ville en soit n'a rien de touristique mais nous avons la chance d'être accueillis par une famille de locaux qui acceptent que nous plantions la tente dans leur jardin. Nous partagerons avec eux quelques matés "d'amitié" !

 

Mais la principale raison de notre passage est le parc national des Alerces. L'Alerce patagonico (cèdre de patagonie en français) est en voie d'extinction pour cause de changement climatique et exploitation humaine jusqu'en 1937, date de la création du parc. C'est le plus vieil arbre de la patagonie. En le découvrant, Fitz Roy, capitaine du Beagle (qui avait aussi à son bord le célèbre Darwin), donna le nom d'alerce à cet immense arbre qui peut atteindre 50m de hauteur et plus de 3m de diamètre. De plus, certains peuvent vivre plus de 4000 ans ! L'Alerce patagonico est aussi appelé Lahuán (l'ancêtre en langue mapuche) et son nom scientifique (Fitzroya cupressoide) fait part d'une erreur de la part de Fitz Roy : cet arbre fait en effet partie de la famille des Ciprès et non des Cèdres.

 

 

Nous passerons deux jours dans le parc à profiter des belles vues sur les lacs et montagnes, ansi qu'une croisière au coeur du parc pour découvrir la jungle valdivienne et un Alerce vieux de 2600 ans appelé ici el abuelo (le grand père).

 



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Publié à 18:00, le 20/12/2009 dans Argentine, Esquel
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Le parc national Nahuel Huapi et Bariloche

 

La fin de la route des 7 lacs, un peu pénible car en terre et graviers, marque le début du parc national Nahuel Huapi dont le coeur est l'énorme lac du même nom (île du tigre en langue mapuche). Nous marquons notre arrivée en crevant un pneu et en arrivant à Villa la Angostura un peu en retard pour rendre la voiture... 

 

Le lac Nahuel Huapi surpasse tous les autres par sa grandeur. Nous sommes vraiment impressionnés en arrivant au bord en vélo, de bon matin. Villa la Angostura est aussi la porte d'accès au parc nationnal des Arrayanes (Luma Apiculata), ces jolis arbres aux troncs couleur cannelle natif de la patagonie chilienne et argentine. Après quelques heures d'efforts intenses en vélo tout terrain, nous arrivons enfin au bout de la péninsule pour admirer une dense forêt d'Arrayanes. Cela vaut le détour !

 

Le retour en vélo est encore plus difficile. La tante de José Luis nous a donné rendez vous chez elle mais nous sommes trompés par l'échelle du plan de la ville que l'on nous a fourni... Éreintés, nous arrivons - en retard - dans une demeure magnifique au bord de l'eau, dans un de ces quartiers privés avec terrain de golf et quais à disposition. L'accueil est parfait, et nous apprécions plus que jamais cette après midi de repos. Nous apprenons entre autres qu'il n'a jamais fait aussi chaud par ici et que des nouvelles espèces d'insectes commencent à résister au climat local.

 

 

Notre prochaine destination après Villa la Angostura se situe de l'autre coté du lac : La célèbre et touristique ville de San Carlos de Bariloche, le spot nationnal du ski en hiver et la capitale du trekking en été. La ville a perdu de son charme mais le musée de la patagonie est très intéressant ! Après une présentation de la faune et flore de la région, le premier étage retrace toute la jeune histoire de cette région hostile. Le musée rend aussi hommage à Francisco 'perito' Moreno, expert qui élabora des cartes précises de la région et qui lutta pour la définition actuelle de la frontière Argentino-chilienne. Il a d'ailleurs donné son nom à une ville, un célèbre glacier, une montagne et un bon nombre de rues dans le pays. 

 

Nous camperons à une heure de la ville, dans le petit village de Colonia Suiza (inutile d'expliquer pourquoi nous sommes dans la capitale du chocolat argentin !). Les trekking que nous feront les 3 prochains jours sont magnifiques, mais nous regrettrons de ne pas avoir pu faire la "grande boucle" des refuges (trop de neige en cette fin de printemps). Du refuge Lopez, nous admirons la vue en plongée sur le lac Nahuel Huapi. Du refuge Italia, près du Cerro Negro, où nous passerons la nuit, nous sommes éblouis par les paysages de montagne! Enfin, depuis le Cerro Catedral (station de ski jet-set en hiver) la vue sur Bariloche et le Lac est imprenable !

 

 

 

Après une étape fantastique dans le parc national Nahuel Huapi, nous nous dirigeons toujours plus au sud vers le village d' Esquel.



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Publié à 09:00, le 15/12/2009 dans Argentine, San Carlos de Bariloche
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Le parc national Lanín

 

Bienvenidos a la Patagonia !!

 

Ca y est, nous arrivons en Patagonie, cette région incroyablement grande qui couvre tout le sud de l'Argentine et du Chili. D'un coté, la Cordillère des Andes, qui termine son chemin vers l'Antarctique, et de l'autre, l'océan. Cette région, tardivement colonisée par les Européens (durant la sanglante conquista del desierto), est maintenant habitée entre autres par des descendants de colons Suisses, Autrichiens, Allemands et de façon plus précaire par quelques familles aborigènes Mapuches et Telhueches.

 

Notre première escale est le petit village de Junín de los Andes, où la chance semble nous abandonner un instant : il pleut, l'office des parcs nationaux est fermée pour cause de deuil, les transports en commun vers le parc ne sont pas encore en service, la majorité des agences touristiques sont fermées le week end, les trekkings du parcs ne sont pas encore ouverts, l'ascension du volcan Lanín semble compromise par une météo peu clémente et il n'y a plus de voiture économique disponible en location ! Nous décidons tout de même de louer une voiture et partons camper le long du lac Huechulafquen, le plus grand du parc. Avec un peu plus de chance cette fois ci, nous profitons d'un lendemain ensoleillé pour explorer les rives du lac et s'enfoncer quelques kilomètres dans la forêt. Les paysages sont magnifiques (une certaine ressemblance avec les Alpes) et la vue sur le Volcan Lanín (3776 m) est splendide et dégagée !

 

 

 

Le soir même, nous rejoignons le charmant village de San Martín de los Andes avec le regret de ne pas avoir gravi le Lanín. Qu'à cela ne tienne, l'objectif est de se ratrapper en grimpant le Cerro Mallo, un pic trônant à 1950m, au pied du lac Lácar. Pas si haut, mais la vue y est imprenable et l'aller retour se fait en 6h à un bon rythme. Après quelques heures d'efforts intenses à travers la forêt et les pentes enneigées, nous découvrons une vue superbe sur le parc Lanín, mais troublée par quelques nuages et un vent froid et intense qui ne nous permet pas de rester très longtemps à cette altitude. C'est de là-haut que nous commençons à nous rendre compte de la grandeur du parc et de la cordillère des Andes à cette latitude, où volcans, montagnes, lacs et forêts se partagent tout l'espace.

 

 

Nous avons aussi l'occasion, lors d'une excursion à Quila Quiln, de nous ballader dans un village Mapuche reculé dans la montagne. Nous y rencontrons une charmante jeune fille qui nous accompagne jusqu'à la parcelle de ses parents. Là, nous apprenons autour d'un maté et d'un goûter casero (fait maison) comment le territoire Mapuche, autrefois étendu aux agréables vallées planes entourant le lac fût peu à peu "acheté" par les colons contre des objets sans grande valeur, mais inconnus des aborigènes qui malheureusement se prirent au jeu d'un troc peu équitable.

 

La dernière excursion du parc Lanín sera de rejoindre le parc national Nahuel Huapi au sud, en empruntant la célèbre route des 7 lacs entre San Martín et Villa la Angostura ! Un trajet de 130 km où s'enchaîne des lacs plus impressionnants les uns que les autres. L'intérêt est surtout de prendre son temps et de s'arrêter quelques heures sur la plage de certains lacs afin de flâner et profiter des paysages. Nous décidons de passer la nuit à Villa Trafúl au bord du lac du même nom (peut être le plus beau lac après le Nahuel Huapi), et une après midi au lac Espejo chico (petit miroir). Souhaitons d'ailleurs un joyeux anniversaire à Ludo ! Le soir même, on ne manque pas de se faire un bon restaurant avec le meilleur gâteau de la maison en dessert !!

 

 

 

 

 

 



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Publié à 08:00, le 8/12/2009 dans Argentine, San Martín de los Andes
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La "californie" argentine

 

Elle ne possède pas de côte donnant sur le pacifique mais la province de Mendoza a bel et bien des airs californiens : Capitale sudaméricaine du vin, où se distille le meilleur Malbec du monde ; culte du corps dans le sympatique et agréable Parc San Martin et avenues sans fin où les bars empiètent presque sur la chaussée.

 

 

 

Notre passage express de 3 jours ne nous a pas permis de profiter au maximum de la province tant touristique qu'est Mendoza mais nous n'avons pas manqué de nous organiser une longue journée dégustation de vin dans les Bodegas les plus fameuses du pays avec comme unique moyen de locomotion le vélo tout terrain ! Il faut bien avouer que le vin est excellent et que la plupart des bodegas ont été mises sur pied par des immigrés italiens qui ont sû mettre en valeur le filon qu'est le climat de Mendoza : chaud et aride mais frais la nuit et irrigué par l'eau provenant de la Cordillère des Andes.

 

Vigne de Mendoza et vue du Cerro del Plata

 

Depuis la ville on peut presque apercevoir le mont de l'Aconcagua, le sommet le plus haut de l'Amérique et second derriere l'Himalaya, qui frôle les 7000m d'altitude ! Mais nous décidons de repousser son ascension à plus tard, lorsque nous remonterons le Chili. L'objectif  sera d'atteindre le camp de bas qui trône à 5000m, déjà pas mal !



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Publié à 23:01, le 4/12/2009 dans Argentine, Mendoza
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Le voyage en photos !

 

Bonjour à tous !

 

Une bonne nouvelle pour tous ceux qui nous demandent régulierement des photos : nous vous invitons à naviguer dans notre rubrique "Albums photos". Le lien est visible à droite de l'écran !

 

Bonne vision !



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Publié à 23:00, le 1/12/2009,
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Martha nous a rejoint !

 

Martha est arrivée en pleine forme le 12 Novembre à Buenos Aires. Après 3 jours de visite express de la capitale en compagnie de Romain, nous voici maintenant trois à Villa Dolores ! Le groupe sera au grand complet le 25 décembre afin de fêter noël comme il se doit.

A très bientôt Vanessa !

 

 

Martha, rapidement à l'aise avec les plantes



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Publié à 19:00, le 26/11/2009 dans Argentine, Córdoba
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1 mois chez notre ami José Luis

 

Nous avons rencontré José Luis lors de notre virée dans le Sud du Mexique, entre nos deux semestres d’échange universitaire 2005-2006. À l’époque il terminait sa formation d’ingénieur agronome chez un horticulteur de Playa del Carmen. Internet étant un excellent moyen de garder contact, c’est avec plaisir que nous lui avons fait découvrir Budapest et Paris (et Rouen) lors de son tour d’Europe cet été. Quelques mois plus tard, nous réalisons à peine être reçus au sein de sa famille, à Villa Dolores, bourgade de 35 000 habitants, à 3 heures de route de Córdoba. Ici nous aidons José dans ses tâches quotidiennes et nous profitons des week end pour visiter la région. Bref, nous ne voyons pas le temps passer !

 

Après son retour du Mexique, José a repris la petite entreprise de son père Hector : une exploitation horticole de 1000 m² au fond du jardin de la maison familiale. Hector a quant à lui repris la production de soja, maïs et pommes de terre sur un champ familial de 90 hectares, que Bruno, frère cadet de José, et étudiant en commerce agricole, se voit bien reprendre plus tard.

 

 

José et Bruno viennent prendre des nouvelles du champ familial.

 

José nous explique le cycle de vie de la patate argentine.

 

La préparation de la période haute estivale nous amène à être rapidement formés pour suppléer les 3 employés Alfredo, Pépé et Alonso dans leurs tâches quotidiennes. Une très bonne ambiance ! Nous tentons non sans difficultés de prendre le rythme de vie des autochtones : couchés tard, levés tot et sieste incontournable le midi, quand la chaleur bat son plein, tout comme la digestion !


Après la semis, les graines sont placées en atmosphère humide entre 5 à 12 jours, selon les espèces de plantes, afin de favoriser l’éclosion. Puis 30 à 50 jours sous serre sont nécéssaires avant de voir appaître de belles ramifications. Il est alors temps de les transplanter dans une terre à composition spécifique pour chaque plante, que nous avons préalablement préparée. S’en suivent de nouveau 30 à 50 jours pour voir apparaître la floraison. Copete, portulaca, penacho, vinca, coral etc. sont ensuite prêtes à ètre livrées aux magasins horticoles de la région. 

 


 
José vend actuellement 200 000 plantes par an, et nous l’encourageons fortement à passer le cap de la vente au public. Pour cela il sera probablement nécessaire de revoir l’aménagement de son jardin. Les idées que nous lui suggérons pour son espace de vente sont assez proches du modèle de Jardiland® en France !

 


 
Notre séjour au vivero est également une réelle expérience humaine, de coopération avec les employés d’une part, d’immersion dans la vie familiale d’autre part. Le grand-père d’Hector est originaire d’Ancône en Italie, alors qu’Adriana, la mère de José, est de famille autrichienne. Deux cultures européennes certes, mais tout de même assez différentes. Dès le premier repas est abordé le thème de la politique nationale. Hector est un fervent admirateur de la politique menée par le couple Kirchner, alors qu’Emilio, son gendre, époux d’Andrea, soutient le parti radical. Les discussions vont bon train, on parle fort, avec les mains, mais toujours sous forme de débat constructif. Hector aime à rappeler les différents épisodes de la vie familiale en relation avec les courants politiques de chaque époque. Ses exemples sont toujours immagés, en y incorporant assez souvent un vocabulaire lunfardo – jargon populaire et familier – qu’il n’est pas toujours évident de suivre. Chaque allégorie entraine généralement des éclats de rire de la part de son auditoire. Malgré les aléas, Hector et Adriana sont fiers d’affirmer que leurs 5 enfants n’ont jamais manqué de rien, et sûrement pas d’amour. En commité réduit, le père et ses deux fils discutent régulièrement des amélioration possibles et du bon développement de l’exploitation agricole familiale. Il est intéressant d’y prêter l’oreille, les trois protagonistes se faisant un plaisir de nous faire partager leur expérience ou tout simplement de répondre à nos questions les plus basiques. Nous sommes toujours les bienvenus lors des réunions familiales, où nous faisons connaissance avec les oncles, tantes et autres cousins, tout en partageant des moments privilégiés de la famille.

 

1er repas français avec une partie de la famille, un succès !

 

 

Repas mexicain, un autre succès !

 

Enfin, quoi de plus agréable pour les touristes que nous sommes que d’être accompagnés par un ami local lors des diverses excursions dans la région. Nous avons ainsi pu découvrir l’animation nocturne de la capitale provinciale Córdoba, oú étudient Paula, Camila et Bruno. D’autre part, chaque excursion dans la Sierra de Córdoba est toujours un succès : montagnes rocailleuses avec des airs de massif central, oú passent différents cours d’eau qui forment à plusieurs endroits des bassins dans lesquels il fait bon se baigner. Nous y écoutons avec attention les explications d’un artisan dans son atelier de céramique, et attendons avec impatience de manger un chivito préparé par le berger du coin !
 
Le séjour au sein de la famille Zoppi est donc très enrichissant : un grand merci à eux pour leur hospitalité. 

 



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Publié à 19:00, le 24/11/2009 dans Argentine, Córdoba
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Jujuy et la Quebrada de Humahuaca

 

San Salvador de Juyjuy ne possède pas le charme de Salta, mais la population plutôt indigène y est extrêmement calme et amicale comme en témoigne Raúl, gardien du salón a la bandera, qui nous retrace toute l'histoire de l'argentine et de la guerre d'indépendance. On y apprend le rôle important de la région à cette époque, coeur des plus grandes batailles contre l'armée de la couronne espagnole qui descendait de Bolivie. La ville fût même évacuée lors du célèbre exodo jujueño, ne laissant aux espagnols que cendres et fumée dans la région. C'est beaucoup plus intéressant que de lire le Lonely Planet ! Également de type colonial, la plupart des "attractions" de la ville se situent autour de la place centrale : Cathédrale, Cabildo, Casa de gobierno etc. Nous profitons d'une autre visite guidée pour en savoir plus sur Lavalle, un militaire-héro de la guerre d'indépendance qui sera plus tard renié pendant la guerre civile.

 

 

 Après le déjeuner, la chaleur étouffante de la ville nous pousse rapidement à prendre le bus pour le village de Purmamarca, premier site touristique de la Quebrada de Humahuaca. L'occasion pour nous de faire une sieste méritée. Une fois sur place, on se rend compte que les campings "officiels" sont assez chers mais heureusement, nos pas nous guident vers une parcelle en dehors de la ville où vivent Hugo Sergio et Verónica. Ce couple très sympa est en train d'amménager un nouveau camping après qu'un incendie ait ravagé la parcelle il y a 2 ans. Nous décidons de planter notre tente avec leures poules pour une somme modique et profitons de l'instant pour discuter avec Hugo Sergio, musicien de profession "principale" qui nous transmet avec joie sa passion pour les voyages et la musique. Sa spécialité du moment, le Carnavalito, musique traditionnelle de la région.

 

 

H.Sergio nous explique aussi (sans nous surprendre) que le tourisme a boulversé son village et que l'agriculture, activité noble (en relation avec la Pachamama) et surtout pérenne à ses yeux, est jour après jour remplacée par l'artisanat et la vente aux touristes, d'où une relation de dépendance. A discuter avec H. Sergio, nous ne voyons pas le temps passer, le soleil va bientot se coucher, et c'est avec les derniers rayons de lumière que nous entamons notre ballade autours du fameux "mont aux 7 couleurs".

 

 

Le Cerro de las 7 colores est en effet incroyable. C'est à se demander si l'on a pas été drogué lorsque l'on découvre ce paysage arc en ciel, entre sol de pierre vert kaki et haut des montagne rouge ocre, avec une palette incroyable qui les sépare...

 

 

 

 Nous reprenons la route au Nord pour Tilcara, une bourgade encore plus touristique où l'on arrive enfin à s'organiser une ballade à cheval pour l'après-midi ! Le guide, Maximo est un porteño venu s'installer il y a 16 ans dans la région. Il nous emmène jusqu'à la Garganta del diablo locale. Quel bonheur de partager quelques matés, perchés sur nos selles, en déambulant dans des paysages aussi époustoufflants !

 

 

 

En fin d'après midi, nous rejoignons Humahuaca, la plus grande ville de la Quebrada. Il parait que la fête de Todos los Muertos (ce soir) y bat son plein. Malheureusement, nous ne découvrons sur place que des rues désertes : cette fête se déroule plutòt dans l'intimité des maisons familiales. La soirée aura en fait lieu dans le camping municipal.

 

Le lendemain, visite de la ville qui, avec ses belles rues pavées et son Cabildo étonnant, a clairement plus de charme que les 2 précédentes. Notre curiosité nous amène à participer aux festivités de Todos los Muertos : une famille accepte de nous accueillir. Elle est en train de baptiser des poupées de pain. Les parrains et maraines sont souvent choisis parmis des familles differentes pour créer des liens d'amitiés. On sent que la culture locale est un mélange des religions ancestrales et catholique. Il est important de ne pas trop se faire remarquer pendant la cérémonie car le "curé" du jour a tous les droits et peut à tout moment administrer une "MUUUULTA" (amende) à quelqu'un. Le gage est alors de boire cul sec un verre de vin mélangé avec ... du soda, très raffiné !

 

 

Nous partons en fin d'après midi pour notre étape la plus au Nord du pays, Iryua, un petit village de montagne seulement accessible par une route de poussière et de graviers à travers les montagnes ! Le voyage est impressionant, on monte très haut pour ensuite redescendre rapidement en enchainant des virages toujours plus effrayants ! Dans ce cas là, on finit par se dire que le chauffeur et le bus (en fin de vie) y sont habitués ...

 

 

 

Le village est en effet incrusté dans la montagne et vraiment isolé. Avec notre petit groupe de voyageurs, nous décidons de nous enfoncer encore plus dans la montagne. Une belle randonnée de 2 heures nous emmène dans un village encore plus isolé, San Isidro, où l'électricité n'est toujours pas arrivée (l'école et la mairie possèdent tout de même des panneaux photovoltaïques). Nous discutons un peu avec les locaux avant de rebrousser chemin.

 

 

 

Il est maintenant temps pour nous de dire au revoir à nos compagnons de voyage car ils se dirigent tous vers la Bolivie. Quand à nous, une journée de bus (plus exactement, un enchainement de 3 bus dans un timing parfait !) sera suffisante pour rejoindre Córdoba et José Luis, notre ami argentin !

 



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Publié à 18:00, le 2/11/2009 dans Argentine, San Salvador de Jujuy
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La province de Salta

 

Départ de Tafí del Valle sous la pluie et le froid en direction de la ville de Cafayate, dans la province de Salta. C'est l'occasion pour nous de faire nos premiers kilomètres sur la fameuse ruta 40 qui traverse le pays du sud au nord (4900 km au total !). Cafayate (4200ième km) est rendue célèbre pour ses excellents vins dits "d'altitude". Nous auront ici la chance de visiter une bodega (domaine) et de goûter à plusieurs cépages :

Le torrontés : vin blanc sec avec beaucoup d'arômes, qui peut aussi faire l'objet de vendange tardive pour obtenir naturellement un vin moelleux. C'est le seul cépage d'origine locale.

Le malbec : vin rouge d'origine française (Cahors). C'est le vin argentin le plus reconnu au niveau international.

Le tannat : vin rouge très fort (14,6 %) d'origine française, qui nous a pris par surprise ..

Et le plus familier cabernet sauvignon.

Nous recommandons aussi le vin de Colomé, petit village situé près de Molinos, à 2300m d'altitude, excellent !

 

 

Mais le vin, même s'il attire beaucoup de touristes français, n'est pas le seul atout de la région. La beauté des paysages de la Quebrada de las conchas et de la Quebrada de las flechas nous laisse rêveurs. Nous avons parfois l'impression d'être sur une autre planète !

 

 

 

Le circuit Cafayate - Angastaco - Molinos - Cachí - Salta est époustouflant. Ici la route 40 n'est qu'une piste étroite de terre et de cailloux longeant les magnifiques Valles Calchaquíes. Ce trajet est l'occasion de rencontrer deux argentines très sympatiques, Cécilia et Yamila, avec qui nous feront un peu de route ensemble.

 

 

 

Quelques jours plus tard, nous arrivons à Salta, la capitale de la province. La plaza de armas est l'une des plus jolie du pays, dans un style très colonial, sur laquelle se trouve le Musée d'archeologie de haute montagne, qui expose et conserve quatre momies d'enfants sacrifiés, selon la tradition Inca, en haut des plus hauts sommets de la Cordillère de Andes. 

 

 

Salta est également le point de départ des nombreuses excursions dans la province. C'est ainsi que nous nous rendons à San Antonio de Los Cobres pour un voyage en bus de plus 3000 m de denivelé. La route suit en grande partie le Tren a las Nubes, privatisé sous l'ère Menem (150 US$ le voyage), qui rejoint le viaduc de la Polvorilla à 4200 m, en haut duquel le panorama (ou plutot l'altitude ?) est à couper le souffle ! Contrairement au train pûrement touristique, ce bus assure plus une fonction d'utilité publique pour les nombreux habitants et écoliers isolés entre les villages du bord de la route.

 

 

Nous mettons maintenant le cap plus au Nord, vers la province de Jujuy, frontière avec la Bolivie.



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Publié à 18:00, le 28/10/2009 dans Argentine, Salta
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Arrivée dans le Nord-Ouest argentin

 

Après un long voyage depuis les cascades d'Iguazu, nous arrivons le 22 au soir dans la capitale provinciale de Tucumán, la 5ième ville du pays. Le climat n'est plus aussi tropical qu'à Iguazu et une chaleur sèche nous accueille dès la descente du bus. La ville est bruyante mais possède une place centrale typiquement coloniale :  aérée, vivante et entourée des édifices les plus jolis de la ville - dont la casa de independencia où fut décrétée l'indépendance du pays le 9 Juillet 1816.

 

 

 

L'hostel où nous décidons de rester est bien placé et propose un diner convival entre tous les hôtes. Une occasion pour nous de faire la connaissance de beaucoup de voyageurs des 4 coins du monde.

 

 

Nous commençons d'ailleurs à vraiment apprécier nos échanges avec toutes les personnes que nous croisons. Les argentins sont des gens ouverts, intéressés et intéressants, qui n'hésitent pas à aborder tous les sujets de discussion avec nous. Que ce soit en politique, football, cuisine ou autre, nous les sentons très impliqués et curieux d'avoir l'avis de personnes étrangères.

Nous remarquons aussi que contrairement à ce que l'on pensait, les voyageurs autour du monde sont très nombreux (notamment les français, que nous retrouvons régulièrement dans les coins les plus perdus !). Il n'est pas rare de croiser un couple en voyage sur leur voilier depuis 15 ans, un océanographe qui passe d'hostel en hostel et voyage en petit avion privé, un groupe d'amis en tour du monde depuis 8 mois etc... Tous ces échanges sont vraiment enrichissants.

 

Le lendemain, nous entamons enfin la découverte de la Cordillère des Andes, en installant pour la première fois notre tente - il était temps - à Tafí del Valle, un chouette village de montagne (2000 m). C'est pour nous l'occasion de rencontrer les premiers lamas du voyage et nous faire les pieds sur nos premières randonnées.

 

 

 



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Publié à 18:53, le 25/10/2009 dans Argentine, San Miguel de Tucumán
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Point de passage



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Publié à 18:47, le 24/10/2009 dans Argentine, Puerto Iguazú
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Point de passage



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Publié à 18:27, le 24/10/2009 dans Argentine, Chutes d'Iguaçu
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le 20 octobre : 3 pays en 1 journée

 

Nous partons donc de Rosario pour des horizons plus lointains : direction le nord-est de l'Argentine où nous avons rendez vous avec les gigantesques cascades d'Iguazu !

 

Nous entamons donc un voyage en bus de 15h environ, le premier 'long courrier' d'une grande série ! Le bus nous dépose le 20 octobre à 4h30 à Posadas, capitale de la région Misiones, qui tient son nom des missions jésuites installées dans la région jusqu'au 18ieme siècle (avez_vous vu le film Missions avec De Niro?). Car notre idée est en fait de visiter une de ces missions avant d'arriver aux cascades.

 

Notre cible est la magnifique mission de Trinidad au Paraguay. Le passage de frontière se passe très bien et nous arrivons sur le site à 7h30. Nous déambulons seuls de bon matin à travers ces ruines magnifiquement conservées en imaginant des centaines d'indiens Guaranies vivant sous la protection des Jésuites, sur fond de propagande évangélique cependant...

On ressent par contre que la culture Guaraní n'est pas morte au Paraguay. La langue Guaraní est même, avec l'espagnol, langue officielle du pays. 

 

Ruines de Trinidad, Paraguay

 

ruines de Trinidad, Paraguay

 

Nous partons ensuite pour Fos do Iguaçu au Brésil, où le passage de frontière est un peu plus pénible (Cuidad del Este est une ville très chargée et le traffic est dense, surtout à la frontière où nombre de brésiliens viennent faire leurs courses "discount"). On s'aperçoit rapidement que le coût et la qualité de vie à Fos do Iguaçu n'ont rien à voir avec le Paraguay et sont même supérieur à ceux de l'Argentine.

 

 

 

Les fameuses cascades d'Iguazu se découvrent enfin à nous, dans un tumulte incroyable et magique. Nous apprenons que le débit du rio Iguazu est en ce moment 7 fois supérieur à la normale ! Même si une grande partie de la vue est entravée par un énorme nuage de gouttes en suspension, nous restons bouches bées devant la puissance phénomenale des chutes !

 

A Iguaçu, cote brésilien

 

Iguazu

 

Le dernier bus quittant le parc nous dépose ensuite à la frontière argentine, que nous passons sans souci pour la 3ieme fois en 15 jours. Dans le bus, des argentins nous commentent que de l'autre coté les cascades sont bien plus belles et qu'il faut y dédier une journée complète : nous avons notre plan pour demain ! A 23h, nous tombons de sommeil après une journée très chargée !!

 



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Publié à 18:22, le 23/10/2009 dans Argentine, Encarnacion
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Passage à Rosario

 

Nous voici a Rosario, ville de province plus tranquille que Buenos Aires, où nous faisons tout de suite connaissance avec Rodrigo qui n'a pas hésité à nous faire découvrir les meilleurs endroits de Rosario et nous offir un lit dans son appartement ! (merci au coup de pouce de Gerald, ami de Ludo à Budapest). Nous pouvons désormais confirmer que les dires sur la beauté des minas rosarianas  ne sont pas volés :) . Demain, nous marcherons un peu plus dans la ville avant de partir pour Iguazu.

 

En compagnie de Rodrigo et Gustavo dans un Pub Irlandais avant une bonne soirée au "Boliche" Moore

 

 



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Publié à 18:00, le 18/10/2009 dans Argentine, Rosario
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Derniers jours à Buenos Aires

 

Un dernier coucou depuis Buenos Aires, que nous quittons aujourd'hui pour la plus humble ville de Rosario, autre fief de la nation argentine. On y trouve entre autres le monument au drapeau argentin et la maison de naissance du "Che".

 

Mercredi, nous avonc donc franchi le Rio de la plata pour regoindre l'Uruguay afin de visiter la ville de Colonia del Sacramento (1 heure de traversée en bateau). Les quelques maisons du coeur historique de Colonia mélangent agréablement les styles portuguais (les premiers installés dans la région), espagnol et français (dans une moindre mesure). Le temps n'a malheureusement pas été de la partie et la visite du coeur de la ville nous a plutôt fait penser à un village de la cote bretonne en automne.

 

Le pays des grenouilles ;)

 

Le soir, de retour en Argentine (les tampons commencent à s'accumuler sur le passeport !), nous sommes sortis en ville pour assister à un spectacle de tango dans un bâtiment plein de charme !

 

 

La fin de la semaine nous a permis de visiter les derniers recoins du centre ville qui nous étaient encore inconnus : la très chic Recoleta, le Congrès, le café Tortoni et Manzana de las Luces oú nous assistons à une pièce de théatre très amusante ! L'occasion également de resaluer Christophe à l'Alliance Française, et de retrouver Celeste, la plus petillante des Argentines de notre premier semestre au Mexique ! 

 

 

 

Retrouvailles avec Celeste avant d'assister à une pièce de théatre très marrante !



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Publié à 18:00, le 17/10/2009 dans Argentine, Colonia del Sacramento
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Buenos Aires, Argentina

 

Buenos Aires, capitale de caractère où vit le tiers de la population argentine, au rythme de ses quartiers divers et animés jusqu'à très tard dans la nuit. Nous sommes arrivés le 7 au matin et avons pris un bus "colectivo" pour rejoindre le centre.

La visite de cette ville s'est aggrémentée de différentes sorties et rencontres. Nous avons d'abord retrouvé Erwan, un ami français de Romain installé ici jusqu'en Février qui a gentiment accepté de nous héberger. L'après midi, petit aperçu des différents quartiers du centre (notamment le très touristique Caminito du quartier populaire La Boca) avant une bonne nuit de récupération ! 

 

 

 

Jeudi, visite des parcs de Palermo (petit air de bois de Boulogne) et du Puerto Madero, nouveau spot branché de la capitale. Nous profitons de la soirée pour aller dans une milonga, sorte de bar où le tango est à l'honneur : cours avant 22h, danse libre ensuite. Nous commandons nos premières empanadas.

Vendredi, nous visitons le Musée d'Art Latinoaméricain de Buenos Aires avant de passer une très bonne soirée dans un bar où joue le groupe du colloc d'Erwan.

Samedi, petite promenade vers l'intéressant musée Eva Perón : avancées sociales considérables sur airs de mélodrame à la sauce populiste, dans une Argentine qui semblait avoir besoin d'icone entre deux periodes de dictature. Ensuite, nous avons pris une belle saucée au match Argentine-Pérou (dans le stade de la fameuse équipe de River Plate), pendant lequel Maradona n'est pas passé loin de la sortie, sauvé par un but des ciel et blancs dans les toutes dernières secondes, lui inspirant un très humide ventriglisse à la limite du grotesque. Le retour en bus fut assez apocalyptique car les rues avaient laissé place à des torrents plus ou moins profonds.

Dimanche Erwan courrait le marathon de Bs As, encore assez frais au 30e km, plutôt lessivé à l'arrivée. L'occasion pour nous de voir la ville se réveiller. Après une succulente parrilla, nous nous sommes balladés dans les petites rues bondées de San Telmo, bordées de stands d'artisans, boutiques d'antiquaires et animés par diverses prestations artistiques. Le soir, nous avons retrouvé un ami de Ludo récemment installé, Christophe, qui est enchanté par ses premiers contacts avec la population et l'ambiance de la capitale argentine.

 

 

 

 

Lundi, nous avons eu le plaisir de retrouver Marcos, ancien ami et collègue de Ludo, pour une visite du Delta del Tigre. Le confluent des rios Uruguay et Paraná qui se jètent dans le rio de la Plata a donné naissance à plusieurs petites ramifications sur lequelles les lanchas promènent porteños et touristes, entre les diverses cabanes et résidences secondaires qui bordent les cours d'eau. Une très agréable sortie ensoleillée.

 

 

 

Si rempli de façon optimale, le programme des prochains jours nous permettra de voir nos autres connaissances/contacts sur place, de cocher la case des dernières visites et ambiance de bars de la ville, avec une petite virée en Uruguay mercredi (Colonia del Sacramento) et un depart ce week end pour Rosario.



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Publié à 18:18, le 13/10/2009 dans Argentine, Buenos Aires
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Départ imminent !

 

 

Retrouvailles entre Romain et Ludo (& Vanessa) à l'aéroport Charles de Gaulle : les sacs sont prêts, les esprits aussi ! C'est parti pour un voyage de 18h en direction de Buenos Aires, première étape de notre grand prériple en Amérique du Sud !

 

Nous espérons que ce voyage de plusieurs mois nous permettra de descendre des chutes d'Iguazú jusqu'en Patagonie argentine par la Ruta 40 , et de remonter par la Carretera Panamericana du Chili à la Colombie.

Tout au long du parcours, l'objectif est de faire plusieurs escales pour participer à des projets humanitaires, sociaux et travaux manuels au sein d'associations locales ou tout simplement chez l'habitant.

Nous commençons le parcours à 2, et si "todo sale bien", nous serons 4 avant 2010 !

 

Hasta Luego !

 



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Publié à 23:00, le 6/10/2009, Paris
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